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1002204/11/1978CHATELLERAULT

MESCLE : PAS D'ISSUE POUR LES 417 SALARIÉS

Au mois de juillet dernier, la direction suédoise des établissements Mescle, devant des difficultés financières importantes, décidait la mise en liquidation judiciaire à l’amiable de l’entreprise. M. Jordanson, du groupe Swedish Match Compagny avait alors été nommé liquidateur de l’entreprise.

Hier, et suivant la loi, le Comité d’entreprise se réunissait pour se prononcer sur le licenciement collectif des 417 salariés.

A l’issue de cette réunion aucune réponse n’a été apportée par le Comité d’entreprise qui a, il est vrai, un mois pour se prononcer. Mais en réalité se sont bien 417 personnes qui vont être licenciées dans les quatre mois à venir après le mois de réflexion du CE, celui de l’Inspection du Travail et les deux mois de préavis.

Mais au cours de cette réunion, il a également été question de reprise d’un certain secteur de l’entreprise par l’entreprise Coucheroux qui appartient déjà au groupe suédois. Dans le cadre de ce plan de redressement, il s’agirait de la branche « porte-fenêtres ». Ce plan prévoit l’embauche de 85 personnes. Un autre aurait également été présenté par la direction châtelleraudaise pour le secteur du contreplaqué. Par contre, aucune proposition n’a été faite pour la branche de l’aggloméré.

A l’issue de cette réunion, les réactions du syndicat CGT ne se sont pas faites attendre. Et tout comme le Parti communiste, la CGT refuse le licenciement collectif des 417 salariés de chez Mescle. Pour ce syndicat, il est possible de maintenir la « plus vieille entreprise châtelleraudaise créée en 1936 par Victor Mescle » et avance pour cela deux arguments : « L’entreprise Mescle est viable et le travail actuel est régulier ; les Pouvoirs publics, s’ils le veulent, peuvent régler cette situation très rapidement. En effet, le groupe suédois n’a-t-il pas le marché exclusif du SEITA et celui-ci est renouvelable sous peu.

Les Pouvoirs publics et en particulier M. Monory, doivent devant cette situation, prendre leurs responsabilités pour que l’emploi chez Mescle soit maintenu ».

D’un autre côté, le syndicat CGT appelle tous les travailleurs à « l’union et à la mobilisation pour que leur outil de travail soit conservé » et envisage dès maintenant différentes actions pour que Mescle vive. Une délégation CGT s’est d’ailleurs rendue hier soir à l’Hôtel de ville durant la séance du Conseil municipal et demandera demain à M. Monory de la recevoir. La CGT appelle à un débrayage lundi dans la matinée, chez Mescle, afin de pouvoir informer l’ensemble du personnel.

Des travailleurs de chez Mescle au Conseil municipal

Hier soir une délégation des travailleurs de chez Mescle, menée par M. Mounoury de la CGT, se rendait au Conseil municipal. A l’issue de la séance M. Mounoury exposa à la municipalité la situation de cette entreprise. Il demanda en premier lieu au maire d’intervenir auprès de M. Monory, ministre de l’Économie, pour que celui-ci les reçoive aujourd’hui. Mme Abelin devait en effet leur proposer une entrevue à 16 h. ce jour à l’Hôtel de ville, proposition qui faut acceptée par la délégation.

Puis M. Mounaury tint à rappeler à la municipalité que la situation de l’emploi à Châtellerault pèse de plus en plus lourd aujourd’hui sur notre cité et accusa la municipalité, ainsi que d’autres travailleurs, de ne pas intervenir auprès des entreprises afin d’empêcher les liquidations et les dépôts de bilan et de rester passive lorsque de graves problèmes se posent dans ces entreprises.

Mme le maire ainsi que M. Poirier, affirmèrent alors que la municipalité ne pouvait en aucun cas s’ingérer dans les affaires des entreprises. « La municipalité, par contre, s’occupe de l’emploi à Châtellerault et pour cela tient nombre de réunions ; son rôle étant uniquement de s’affairer pour que soient créés de nombreux emplois dans la ville ». La municipalité fournit d’ailleurs l’exemple de l’achat des locaux de la PCMS (approuvé lors de ce conseil) prévu pour la création d’une usine relais sur la zone industrielle. Ces locaux seront loués pour 18 mois, à compter du 1er décembre à la société SEV Marchal qui, selon les prévisions, devrait embaucher 100 à 150 personnes à partir du 1er janvier. (…).

Les travailleurs de chez Mescle on approuvé cette action mais en reprochant pourtant à la municipalité de ne jamais les soutenir dans leur action pour que l’emploi et les entreprises de Châtellerault soient maintenus.

Ce fut le mot de la fin, les adjoints ayant quitté la salle du Conseil municipal.

 

 

le 23/06/2023 à 07:32

Source : Centre Presse

fermeture, groupe, municipalité

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