1038511/10/1979CHATELLERAULT
Depuis quelques mois à Naintré la direction de l’usine métallurgique Domine voyait fleurir dans l’entreprise les affiches et macarons de la CGT, « aux emplacements réservés et ailleurs » note-t-elle.
Les affiches qu’elle jugeait calomnieuses, comme celles apposées fin septembre.
Des calomnies ? La section syndicale précise que si elle a publié la « feuille de notes » d’un responsable de l’encadrement, c’est que tous les ouvriers sont fichés de la même façon. S’il y a là injure et diffamation, elles sont des deux côtés.
Le juge des référés fut donc saisir de l’affaire. Le 4 octobre, la CGT suivit le verdict rendu et retire de ses panneaux le « brûlot » incriminé. Néanmoins, la direction annonça une sanction de trois jours de mise à pied pour le délégué, M. Larcher.
Réaction immédiate de la confédération qui affiche, mais cette fois sur la vole publique, d’autres textes sur la liberté des travailleurs et les conditions de travail.
Après une négociation ratée sur la base d’une réduction de la sentence si cette « publicité extérieure » était retirée, la CGT, soutenue par le syndicat des métaux, l’Union locale et départementale, organisa des débrayages, mardi et mercredi.
110 à 140 des 450 travailleurs suivirent le mouvement en vain puisque la direction, malgré diverses interventions, est restée sur sa position. M. Larcher entame d’ailleurs ce matin la troisième journée de mise à pied.
Mobilisés sur ce thème de la répression patronale, les salariés de Domine - et de l’ensemble du Châtelleraudais, sont appelés par le syndicat local des métaux CGT à une grève de 24 heures le 12 octobre et à manifester à Poitiers.
D’autre part, et toujours à l’UM Domine, la section d’entreprise CFDT aurait démissionné en bloc de toutes les instances (CE, délégués du personnel, etc), dans l’incapacité qu’elle était de remplir sa tâche « face aux attaques de la CGT ».
le 08/08/2023 à 08:06
Source : La Nouvelle République du Centre Ouestcha
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