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1104124/06/1981CHATELLERAULT

UNE COMMANDE DE PAVILLONS PARTIELLEMENT DIFFÉRÉE MENACE L'EFFECTIF D'ISBA

(Ex Dumont-Besson)

L’établissement ISBA situé dans la zone industrielle nord - successeur de DBF et de Dumont-Besson - est spécialisé dans la fabrication d’enveloppes pavillonnaires sous forme de grands panneaux légers préfabriqués en usine. L’activité allait en se développant jusqu’à ces derniers temps. L’effectif qui était de 75 personnes le 1er septembre 1980, près de 100 an janvier 1981, atteignait 215 à la mi-juin. Et si la direction recourait à des intérimaires, ceux-ci obtenaient un contrat temporaire au bout des trois mois « grâce à l’action menée par nous » déclare la CFDT qui espérait même obtenir mieux.

Cet essor assez inespéré était dû en grande partie au contrat passé il y a environ six mois avec la société Ribourel pour la construction de 323 « enveloppes » pavillonnaires destinées à un village de vacances de Valeros près de Toulon. Pour l’entreprise, travaillant au rythme de cent maisons par an, ce soudain accroissement du plan de charge allait entraîner le dédoublement des équipes et l’accroissement rapide de l’effectif (plus de 140 emplois nouveaux). Tout allait bien. Trop bien !

La CFDT : « Une occasion pour le Gouvernement… »

Le 19 juin, on annonçait au comité d’entreprise que sur les 323 enveloppes commandées pour octobre, une centaine était sinon décommandée du moins reportée à l’an prochain. Parmi les raisons invoquées, certaines ont trait au crédit, aux difficultés commerciales, d’autres sont techniques - mais sans plus de précisions.

Les faits sont là. Cent-soixante pavillons sont prêts et il n’en reste donc plus que soixante à faire d’ici l'automne. D’où « le renvoi (prévu) de 60 à 70 intérimaires qui vont se retrouver au chômage dans une région déjà fortement touchée, où il n’y a pas à l’heure actuelle de perspective de retrouver du travail », souligne la CFDT.

Dans un document analysant la situation, la CFDT considère que tout doit être mis en œuvre pour sauvegarder les emplois en question.

Elle considère que le contrat n’étant pas annulé, les cent enveloppes dont la commande est différée peuvent au besoin être stockées. Elle considère la décision prise comme « politique et financière » et note combien il est paradoxal qu’elle se situe « deux jours après que le gouvernement ait décidé des mesures de soutien aux entreprises et la relance de la construction » (construction de 100.000 logements nouveaux envisagée grâce au fond d’action conjoncturelle et aux crédits fournis par la loi de finances rectificative).

La CFDT soulignant la responsabilité importante des pouvoirs publics déclare en conclusion : « Le gouvernement qui entend, à juste titre, relancer la construction et réduire le chômage, a dans cette affaire une occasion de mettre en pratique sa volonté ».

 

 

le 03/10/2023 à 09:35

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

bâtiment, construction, licenciement

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