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1122604/12/1981CHATELLERAULT

RÉINTÉGRATION « DES PERSONNELS PROTÉGÉS À DOMINE » : 1.500 SIGNATURES RECUEILLIES PAR LA CGT

Forte de la décision de la Direction du Travail prise elle-même en conformité avec la loi, la section CGT de Domine, épaulée par le syndicat des Métaux et l’Union locale, n’a pas l’intention de forcer les portes de l’usine pour réinstaller ses délégués : « Nous ne voulons pas dresser les travailleurs les uns contre les autres dès lors qu’Elf s’y emploie par personnes interposées déclarent ses ressortissants. Notre but c’est le respect de la loi... ».

Attitude logique et habile, dans la mesure où précisément la CGT avait été soupçonnée de vouloir casser la baraque mais qui n’exclue pas la fermeté. Pour le retour à leurs postes des onze délégués (remarquons au passage que le délégué relevant de la CGC est pris en compte lui aussi - sans aucune forme de discrimination) la CGT a entrepris une série d’actions comportant d’une part envoi de télégrammes à M. Auroux, ministre du Travail et à M. Chalendon, président d’Elf-Aquitaine, et d’autre part une pétition à l’adresse des pouvoirs publics.

Cette pétition qui a circulé dans la plupart des entreprises du Châtelleraudais et y a recueilli 1.500 signatures, a été déposée hier matin entre les mains du secrétaire en chef de la sous-préfecture (assurant l’intérim). Elle lui a été remise par Mlle Jocelyne Lecomte, secrétaire de l’Union locale, accompagnée notamment de M. Michel Comte venu à la tête d’un certain nombre de délégations.

Le texte formule trois exigences :
1. Qu’Elf reprenne Domine sans conditions ; 2. Que soit respectée la décision de la direction du Travail (réintégration) ; 3. Que les pouvoirs publics usent du poids qui est le leur pour infléchir la position du groupe pétrolier. Et ceci afin que « soit sauvegardé le respect du droit au travail et de libertés ».

Des doutes sur la volonté des repreneurs

La CGT faisant valoir qu’elle a fourni des solutions concrètes, oppose sa bonne volonté à celle des repreneurs et d’Elf notamment. Elle se refuse à considérer que la réintégration des onze délégués (« qui, de surcroît - observe-t-elle - sont des professionnels utiles à la bonne marche de l’entreprise ») soit un vrai motif d’achoppement. Elle y voit un prétexte saisi par Elf-Aquitaine dont elle met en doute la volonté. Et de la difficulté rencontrée par la reprise des délégués elle tire cette déduction : « Cela, en toute hypothèse, augure mal de la reprise dans les dix-huit mois des personnels licenciés ». En effet, la reprise prioritaire des personnels licenciés - si l’évolution est favorable - dans les dix-huit mois, fait partie des clauses du compromis.

Photo : Les délégations devant la sous-préfecture

 

 

le 18/10/2023 à 17:40

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

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