1172310/11/1982POITIERS
Après la modification de la composition du Comité économique et social régional, intervenue par décret du 11 octobre, l’assemblée passe à soixante-quatre membres et la représentation syndicale est élargie à vingt-trois sièges. La CGT n’est pas complètement satisfaite, elle réclamait 40 %, des sièges pour le collège social qui en obtient trente-cinq.
Sa propre délégation passe de deux à sept sièges, et les noms de ses représentants ont été rendus publics hier. Il s’agit de MM. Bernard Bouchet (43 ans, ingénieur de recherche, de Chauvigny), Jean-Pierre Grenon (35 ans, secrétaire à l’UD de Charente-Maritime et demeurant à Surgères), Mmes Paulette Laplagne (42 ans, infirmière DE au Centre hospitalier d’Angoulême), Eliane Lemaitre (43 ans, agent de maîtrise à la MAIF de Niort, demeurant à Saint-Gelais), Jocelyne Lecomte (32 ans, ouvrière à l’entreprise Jaeger, demeurant à Châtellerault), MM. Serge de la Fuente (40 ans, ouvrier d’entretien à la papeterie Laroche-Joubert, demeurant à Saint-Michel en Charente) et Jean-Paul Bodin (38 ans, agent de maîtrise à la société Alsthom-Atlantique et demeurant à Aytré en Charente-Maritime ».
La CGT va briguer les postes de responsabilité, comme on s’y attendait, dont la présidence du CESR de Poitou-Charentes, pour laquelle son candidat sera M. Bernard Bouchet, membre sortant du comité, qui sera en tout état de cause « président de groupe ». Elle considère en effet l’élection du président comme un enjeu « non négligeable » du fait, non seulement de l’extension de ses attributions, mais parce que la signification politique dépasse sa propre personnalité et par certains aspects le cadre régional ».
Les votes de la CGT, lors de la constitution du bureau, annonce-telle, seront guidés par la volonté « d'orienter le travail du CESR vers la mise en mouvement des instances locales, pour des propositions qui émanent du bas et qui aillent dans le sens du développement de l’emploi productif dans cette région, sur la question des salaires et du pouvoir d’achat, de la formation et des investissements sociaux que cela nécessite... ». Elle réclamera aussi les moyens qu’exige cette politique, et pour ce qui concerne le fonctionnement de l’assemblée, elle considère que les conseillers doivent être rémunérés et bénéficier d’une protection sociale au moins égale à celle des délégués du personnel.
Si le Comité ne change pas de présidence, il deviendra « une machine de guerre » contre le Conseil régional, estime la CGT, qui dénonce « l’absence d’initiative et le manque d’activité sur le terrain » qui l’ont caractérisé jusqu’à maintenant, elle milite au contraire pour une assemblée porteuse de propositions, qui serait systématiquement consultée par l’assemblée politique et particulièrement pendant la phase de préparation du Plan. Et qui deviendrait « le premier lieu de synthèse des besoins collectifs ».
Elle souhaite d’ailleurs que sa première réunion se tienne avant la fin de cette année, afin de se mettre au travail dès le premier trimestre 1983...
le 23/11/2023 à 08:39
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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