« Retour

1220407/01/1984POITIERS

A PARTIR DU 16 JANVIER, SEMAINE D'ACTION CGT DANS LA VIENNE

La CGT, au plan national, appelle ses organisations à faire de la semaine prochaine, du 9 au 14, une semaine d’action “sur le terrain” (une secrétaire confédérale animera mardi, par exemple, une assemblée aux organismes sociaux). Le bureau de l’Union départementale, réuni hier matin, a décidé de prolonger cette initiative par une quinzaine “d’information, de débats, d’action et de renforcement du syndicat” dans la Vienne, dans le secteur privé aussi bien que dans la fonction publique. Depuis novembre en effet, la CGT perçoit “le retour d’une certaine combativité” dans les entreprises, alimentée par plusieurs facteurs : la perte du pouvoir d’achat (qu’elle situe entre 3 et 5 % en moyenne pour 1983), la dégradation continue de l’emploi “malgré les mesures prises”, l’aggravation des conditions de travail, le refus de négocier du patronat, mais aussi “les erreurs du gouvernement” (maintien du 1 % du forfait hospitalier et orientations sur le pouvoir d’achat).

Il n’y aura pas de mot d’ordre “figé” pour cette quinzaine, dont l’objectif est de faire en sorte que les salariés “ne soient pas spectateurs”, et que l’expression "tout dépend de vous” ne reste pas un slogan. Tout simplement en recueillant les revendications, en les mettant à jour, et “en choisissant avec les travailleurs les moyens de les faire aboutir”. Il ne fait pas de doute pour la CGT que la principale des revendications reste le pouvoir d’achat : “nous n’accepterons aucune baisse, ni sur 1983 ni en 1984”. Elle passe avant l’emploi, les conditions de travail ou la réduction du temps de travail.

Au-delà du 14 janvier seront donc organisées des assemblées dans les entreprises, et des réunions d’information “avec prise en compte des nouveaux droits”. Mais le temps fort se situera le 26, avec des délégations auprès des directions, des chambres patronales (métallurgie, bâtiment), de la préfecture et des sous-préfectures. A Loudun et Civray seront provoquées des “assemblées élargies”.

Les pouvoirs publics seront “visés” parce que selon la CGT, “le gouvernement n’est pas assez ferme vis-à-vis du patronat”. Des exemples locaux et actuels sont cités pour illustrer cette attitude. Ainsi de Ranger où la CGT “ne modifiera pas sa position et ne donnera pas de chèque en blanc à la direction” tant qu’elle n’aura pas obtenu de réponses à ses questions sur la gestion de l’entreprise. Elle rejette donc les dernières propositions sur la réduction du temps de travail, et organisera lundi un meeting et mardi une consultation du personnel. Le syndicat attend aussi un plus net engagement des pouvoirs publics pour le redémarrage de Tesserault. Sur Châtellerault, ses craintes concernent principalement la SERFO où un administrateur judiciaire est désigné depuis hier soir.

Bref, au seuil d’une année qui ne s’annonce pas facile, la CGT entreprend de faire déboucher les mécontentements sur des actions et des négociations, et renouer avec un syndicalisme d’autant moins “crispé” que les changements attendus tardent à venir...

 

 

le 25/01/2024 à 14:05

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

appel, emploi

« Retour

Espace Militants v0.3 - UD CGT 86 - http://cgt-ud86.org

Site UD 86 - Espace militants - Espace formation