1229703/03/1984VIENNE
Les syndicats CFDT du secteur social et de santé conduisent actuellement une semaine d’action, qui les amène une nouvelle fois à dénoncer le manque de moyens de tous les établissements de traitement, publics et privés, et les incohérences ou contradictions de la politique dans ce secteur. Ils tentent de mobiliser les salariés, si possible dans l’unité syndicale à l’heure où se mettent en place des enveloppes budgétaires qui ne correspondent pas aux besoins.
Ainsi, dans le secteur privé, où une trentaine d’établissements (IME, CAT, IRJS, prévention, etc.) regroupent environ 900 salariés, plus 700 aides ménagères et travailleuses familiales, les budgets reviennent de la “tutelle” avec des augmentations limitées à 6,4 %, voire 6,1 %. Les seules augmentations de salaires n’y tiennent pas, dans un secteur où les salariés sont jeunes et par conséquent l’effet du déroulement de carrière, important.
“Les employeurs s’y plient, en revenant sur leurs propres demandes. Il leur faudra donc rogner par exemple sur les crédits de remplacement, ce qui pose d’énormes problèmes de fonctionnement…”. La CFDT leur demande de fonctionner avec des “budgets-vérité”, qui appelleraient en fin d’année la mise en place de budgets supplémentaires. “Et s’il y a des choix à faire, qu’ils soient posés en termes de choix”.
Au lieu de cela, elle constate aujourd’hui, “alors que n’importe qui se rend compte de la réalité des besoins sociaux, sauf en IME”, que s’applique une logique comptable à courte vue : des économies à court terme se traduiront par un coût social élevé dans quelques années”. L’enjeu s’accroît cette année du fait de la prise en charge par le département de 14 de ces établissements (ou parties d’établissements) : “au travers des décisions d’aujourd'hui, c’est la politique sociale de la collectivité qui va se dessiner…”. On sait qu’une grève est prévue aujourd’hui dans les établissements de l’ADSEA.
Dans le secteur public, le syndicat CFDT relève, à l’encontre des besoins, la même logique économique et la même austérité. Il propose aux autres syndicats une rencontre lundi prochain afin de “lutter pour le pouvoir d’achat” (il refuse les propositions gouvernementales pour la fonction publique).
Mais la CFDT revendique également la création d’emplois nouveaux : pour le seul secteur psychiatrique, “où la situation tourne le dos à la politique de secteur affichée voici deux ans”, elle évalue à 200 les effectifs nécessaires dans la Vienne, dont 50 par titularisation d’auxiliaires.
Le syndicat ne renonce pas, en outre à la réduction du temps de travail, les agents du CHSV continuant de faire 39 heures contre 37 h 30 au CHR. Ni non plus à “une évolution des structures hospitalières” dans le sens de la décentralisation, pour rendre le soin plus proche des usagers.
le 04/02/2024 à 18:26
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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