1241707/06/1984POITIERS
Avec leurs responsables nationaux
En réunion hier à la Maison du Peuple, les responsables des syndicats CGT des fonctionnaires de la Vienne ont débattu de la préparation, des formes et de l’ampleur à donner à l’action nationale et intersyndicale de la fonction publique le 19 juin. La CGT fera en sorte « d’aller le plus loin possible en termes de masse », soulignait Thérèse Hizberg, secrétaire nationale des fédérations de fonctionnaires, qui animait cette réunion, en ajoutant que cette journée n’était « qu’une étape dans le rassemblement en cours des fonctionnaires ». Des agents de l’État, que leur engagement politique, majoritairement à gauche, pouvait rendre hésitants jusqu’alors, ou qui subissent « le matraquage idéologique ».
C'est en effet « avec une bonne conscience » que la CGT s’emploie à les mobiliser car « il ne s’agit pas d’une bataille égoïste ; le sort des sept millions de personnes concernées est lourd de conséquences économiques et sociales pour le reste de la nation, indépendamment même de la qualité du service public ». Derrière ces actions sur le pouvoir d’achat et les effectifs, il y a le désaccord avec le gouvernement sur la politique de réduction des dépenses publiques, « dont on voit les résultats à l’étranger ».
Secrétaire départemental, M. Gérard Baraton a chiffré à 4.000 F la perte de revenu en 1983 pour un traitement mensuel de 6.000 F, et rappelé qu’un fonctionnaire sur deux gagne moins de 5.922 F net. Le fait qu’une nouvelle perte soit envisagée cette année et l’an prochain une diminution des effectifs, est de nature à provoquer la mobilisation.
Les 1.500 adhérents CGT de la fonction publique dans la Vienne (hors PTT, santé et communaux) avec notamment des syndicats actifs ou nouveaux à l’Équipement, à la maison d'arrêt ou à la préfecture, seront appelés à prolonger l’action du 8 mars qui avait déjà enregistré « un record historique » de participation à la préfecture.
Ils rappelleront le gouvernement « aux orientations de 81 » et exigeront les moyens d’appliquer des textes parus depuis, mais qui ne peuvent entrer en vigueur faute de crédits (comme par exemple dans l’administration pénitentiaire où la CGT dénonce notamment la présence d’une hiérarchie « féodale »).
le 14/02/2024 à 08:18
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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