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1255916/11/1984MONTMORILLON

LA SITUATION CHEZ RANGER-SIM : LE SYNDICAT CGT DEMANDE DES INFORMATIONS ET LA TENUE D'UNE TABLE RONDE

Que se prépare-t-il exactement à la société Ranger de Montmorillon, filiale du groupe Omnium Financier du meuble ? C’est la question que pose le syndicat CGT à la direction et aux pouvoirs publics, en constatant les signes avant-coureurs d’une restructuration qui pourrait entraîner des licenciements.

Le syndicat CGT, qui tenait, hier, une conférence de presse par la voie de M. Francis Martin, secrétaire de l’Union départementale, constate à l’usine Ranger - Société Nouvelle du Meuble - de Montmorillon « des difficultés dans les ateliers de production pour pourvoir aux commandes par manque de matières premières, alors que les marchés sont en perdition ».

Il aimerait connaître les éléments exacts de la situation, mais se heurte à une direction « qui refuse de les donner ».

Les difficultés que connaît Ranger sont à l’image de celles du meuble au niveau national. « Le patronat, dit le syndicat, à savoir l’UNIFA dans laquelle on retrouve M. Riou, président-directeur général du groupe Omnium Financier du meuble, est en train de préparer un mauvais coup dans le dos des travailleurs par une restructuration de l’entreprise, sans d’autres informations que le bien-vouloir des indiscrétions ». C’est pourquoi M. Martin a demandé la tenue urgente d’un comité de groupe, afin de connaître la volonté des actionnaires et l’organisation d’une table ronde à l’initiative des pouvoirs publics qui rassemblerait ces derniers, l’Inspection du Travail, la direction et les syndicats.

Le blocage de la direction, le syndicat dit le comprendre, en fonction de la politique patronale. Mais, M. Martin de poursuivre : « Par contre, que les pouvoirs publics à qui les travailleurs, le syndicat CGT, les unions locales et départementale CGT, demandent depuis des mois, une table ronde, alors que des fonds publics importants ont été investis dans cette entreprise, que ces pouvoirs publics ne puissent organiser une telle réunion aujourd’hui, cela nécessite concrètement des explications.

Car, avec 18.000 chômeurs, dans le département, des difficultés graves pour un certain nombre de travailleurs privés d’emploi dans le Montmorillonnais, il faut que toute prévention soit prise pour éviter que de nouvelles suppressions d’emplois viennent s’y ajouter et pour que le tissu industriel se développe. Nous le répétons, nous ne construirons pas une véritable filière sur les ruines de nos usines ».

Sans parler de fermeture, ce que craint le syndicat CGT pour Ranger et Sim à Chauvigny, c’est un dépôt de bilan conduisant à une restructuration qui ouvrirait la porte aux possibilités de licenciements.

M. Martin s’est fait le porte-parole des employés en disant : « qu’il ne ferait pas une nouvelle fois les frais de la politique patronale ».

Il a rappelé qu’un contrat de solidarité, que la CGT n’avait pas approuvé, avait été signé en février de cette année, il prévoyait qu’il n’y aurait pas de licenciement au cours des trois années à venir, s’il y avait baisse des salaires par réduction d’horaire, ce qui a été fait. « Nous n’admettrions pas que les engagements pris ne soient pas tenus », a dit le secrétaire de l’union départementale « pas plus que nous n’admettons d’être tenus à l’écart des décisions alors que d’importants fonds publics ont été mis dans l’affaire ».

En attendant, les rumeurs vont bon train à Montmorillon où l’on parle de l’arrivée d’un nouvel actionnaire, qui exigerait 200 licenciements.

 

 

le 22/02/2024 à 19:27

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

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