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1260912/12/1984MONTMORILLON

RANGER : LA REPRISE DU TRAVAIL ATTENDUE JEUDI

Les conditions de licenciements précisées aujourd’hui

Après le vote de lundi, qui a confirmé la volonté de la majorité du personnel des usines Ranger à reprendre le travail, on attend la réouverture des ateliers pour demain matin.

Mais, des 632 employés présents dans les trois sites avant le dépôt de bilan de l’Omnium financier du meuble, voici quinze jours, il n’en restera que 311, ceux que le groupe Pinault-France reprendra dans le cadre de la nouvelle société, pour laquelle la rédaction des contrats est en cours, avant que le tribunal de commerce de Versailles n’entérine la session, probablement au cours de la semaine prochaine.

Hier, M. Jean Leprince, vice-président du groupe Pinault-France a présenté devant le comité d’entreprise et les délégués syndicaux les conditions de reprise du personnel non-licencié et donné plusieurs détails du plan industriel prévu.

En ce qui concerne les employés, M. Leprince a rappelé les avantages maintenus, tels que transport, cantine, ou service d’infirmerie.

Il a confirmé sa volonté de faire des économies sur les coûts d’exploitation. Ainsi, l’ensemble des activités, production et bureaux (où la moitié des administratifs actuels feront partie des licenciés) seront regroupés dans les locaux actuels de l’Amilux ; le service d’expédition sera lui aussi restructuré.

Pour la réorganisation des postes de travail les salariés seront consultés demain matin, à l’occasion de la reprise du travail, que M. Leprince espère pour cette date.

Dans l’immédiat, le contrat de réduction d’horaires sera suspendu. Par ailleurs, de nouvelles élections de délégués du personnel et du comité d’entreprise devraient avoir lieu. Les négociations internes, dans le cadre de la nouvelle société, auront lieu avec les nouveaux élus.

Aujourd’hui, le comité d’entreprise se réunira de nouveau en présence de Me Schmitt, syndic, pour faire le point des discussions en cours, consulter les membres sur le licenciement du personnel protégé et examiner les conditions et le cadre général des licenciements prévus.

Il convient de préciser, à ce sujet, que les lettres ont bien été envoyées hier, comme prévu.

Dynamiser l’entreprise

Sur le fonctionnement de l’entreprise, M. Leprince a exprimé hier sa volonté de développer la société, dans le cadre d’un chiffre d’affaires prévisionnel de 220 millions de francs (il était de 340 millions de francs, pour OFM, au départ, avec 280 réalisés).

Du côté de la production, le repreneur compte lancer de nouveaux produits, notamment à destination du marché d’équipements de bureau. Le réseau de distribution sera élargi le plus possible et un service d’exportation créé au niveau du groupe.

Un effort est prévu pour la promotion des produits, en particulier avec la participation aux salons du meuble et des arts ménagers. Si la conjoncture économique le permet, le développement prévu par le groupe Pinault-France devrait déboucher, à moyenne échéance, sur le réembauchage du personnel. Mais, pour l’heure, il lui faudra reprendre les relations avec les clients de Ranger, en tentant de faire revenir ceux qui ont perdu confiance. Ce qui a fait dire à M. Leprince qu’un délai de trois mois minimum serait nécessaire pour faire le point de la situation.

Enfin, en ce qui concerne la SIM de Chauvigny et l’atelier tube-fer, le vice-président de Pinault-France a confirmé la clause de non-concurrence imposée pour un rachat par des tiers. Pour la SIM, les trente personnes réembauchées dans le cadre du plan de reprise termineront sur place, durant environ trois semaines, les commandes en cours avant d’intégrer l’unité de Montmorillon.

De son côté, Me Fouché, conseiller général-maire de Chauvigny, poursuit les contacts entrepris, pour trouver un repreneur de l’usine chauvinoise.

Hier, le directeur général d’Ouest-Atlantique visitait les locaux et un groupe financier, intéressé lui aussi, a rencontré le préfet, de plus, un industriel important de la mécanique est attendu sur place, aujourd’hui ou demain.

Pour sa part, le syndicat CGT a souhaité hier que les trente employés réembauchés terminent effectivement les commandes et que les autres poursuivent l’action sur place, tant qu’une solution n’aura pas été dégagée.

 

 

le 28/02/2024 à 11:38

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

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