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1267209/02/1985VIENNE

LE DÉPARTEMENT VEUT RÉVISER L'ACTION SOCIALE EN BAISSE

En application de la loi de décentralisation, qui confie au Département, la responsabilité de l’action sociale, un partage des services de l’action sanitaire et sociale est intervenu entre l’État et le Département.

La CGT n’a relevé « aucun problème majeur dans la réorganisation des services administratifs ». Par contre, elle estime utile d’informer le public des difficultés qui demeurent pour ce qui concerne le service social départemental « où la concertation ne fonctionne pas ».

Ainsi, le préfet et le président du conseil général ont-ils prévu d’affecter huit des cinquante-cinq assistants sociaux de la Vienne au futur service social « État ». La CGT désapprouve parce qu’elle juge « indispensable de préserver l’unité du service social. Il aurait été préférable de maintenir une gestion départementale en totalité, les usagers n’auraient pas eu affaire à plusieurs assistants sociaux... ».

Selon le syndicat, le président du conseil général aurait en outre l’intention « de procéder à un véritable démantèlement du service social, puisqu’il va jusqu’à refuser tout accord de polyvalence avec l’État ».

Une pétition intersyndicale « signée par les trois-quarts de l’effectif concerné et réclamant une convention de polyvalence » a été remise à M. Monory.

Pour la CGT, l’absence de polyvalence se traduirait « par une inquiétante réduction des moyens de fonctionner » ; il deviendrait « difficile, voire impossible, d’établir des liaisons entre deux services qui se chevaucheraient » ; pour les usagers, « il serait incohérent d’avoir à effectuer une double démarche » auprès des deux assistants sociaux, parce qu’un même problème comporte souvent des aspects différents, qui relèveraient de deux personnes distinctes ; enfin, le syndicat trouverait « regrettable d’aboutir à un doublement du coût des interventions sociales ».

La Vienne, indique la CGT, est l’un des rares départements à envisager la réorganisation. « Après l’opération du centre départemental de l’Enfance, il s’agit bien maintenant pour le Département de réviser en baisse l’organisation du service social... Jusqu’où les élus sont-ils prêts à aller dans la remise en cause des prestations aux plus défavorisés ? », demande le syndicat, en estimant que le milliard d’AF affecté au Futuroscope relève d’un choix « au détriment de l’action sociale ».

 

 

le 05/03/2024 à 13:33

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

décentralisation, réforme, pouvoirs publics, unité

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