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1281925/06/1985LUSSAC-LES-CHATEAUX

MEUBLES DE LUSSAC ET DE CHATELLERAULT — LA REPRISE TOUJOURS DISCUTÉE

Cinq mois après la mise en liquidation des biens du groupe Roll, gérant libre de la Société nouvelle des meubles de Lussac et de la Société de mobilier du Poitou à Châtellerault, la reprise des deux usines n’est toujours pas effectuée.

Pour Châtellerault, il existait, au début de l’année, plusieurs repreneurs possibles. En fait, un seul projet était resté sur les rangs. Présenté par un industriel produisant des meubles en Roumanie, pour les vendre sur le marché français, en grandes surfaces, le dossier aurait porté sur un effectif de 10 personnes et une aide de l’État de 85 millions de francs. Une facture certainement jugée trop lourde par les pouvoirs publics...

L’usine châtelleraudaise, avec 40 employés, est donc placée dans la même position que celle de Lussac, qui occupait environ 150 personnes, au début de l’année.

A savoir que l’on ne se bouscule pas pour reprendre l’affaire en main. De fait, une seule personne semble être aujourd’hui sur les rangs : M. Perrin, qui se trouve avoir été un temps directeur du groupe Roll, avant de le quitter pour un cabinet-conseil.

M. Perrin aurait présenté, hier matin, un dossier de reprise portant sur des effectifs de 40 personnes à Lussac, et autant à Châtellerault, en supposant une aide de l’État. Ce projet ferait suite à deux précédentes versions, proposées la semaine passée.

Le dossier était discuté dans la journée d’hier, au Comité interministériel de restructuration industrielle et l’on croit savoir que le rachat des immeubles et des machines aurait été demandé aux candidats à la reprise.

Un élément qui pourrait retarder la conclusion du dossier, avec le nouveau montage financier qu’il suppose et les transactions à entreprendre avec Me Ranger, syndic de la société Cardot, toujours propriétaire es-qualité du fonds de commerce et des murs.

L’usine occupée

Reste que Me Pinon, syndic, chargé de la liquidation des biens du groupe Roll, comptait poursuivre la tâche qui lui a été confiée, en vendant les seuls actifs du groupe à Lussac, soit le stock de marchandises (pour rendre libre les locaux sous contrat). Il avait ainsi mandaté Me Verhaeghe, commissaire-priseur, pour mener la vente aux enchères qui devait avoir lieu hier après-midi.

Il n’en a rien été puisque 60 anciens employés, licenciés le 15 février dernier, ont bloqué l’usine au matin, à l'appel des membres du comité d’entreprise, « afin de ne pas compromettre la négociation en cours », a précisé l’un de ces membres.

Un avis qui n’est pas partagé par Me Pinon, qui pense qu’un éventuel repreneur serait avant tout intéressé par le fonds, l’outil de travail et les murs et seulement « très subsidiairement » par les meubles finis promis à la vente.

Les anciens des Meubles de Lussac, en tout cas, pensaient hier poursuivre l’occupation jusqu’à conclusion du projet de reprise en cours.

 

 

le 15/03/2024 à 09:58

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

ameublement, reprise, occupation

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