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1487101/07/1992CIVAUX

TROIS ÉCOLOGISTES OCCUPENT LES GRUES

Trois militants anti-nucléaires se sont introduits, par effraction, dans la nuit de lundi à mardi, sur le site de Civaux (Vienne) abritant la construction du centre électronucléaire dont la mise en service est prévue pour 1997. Ils sont entrés d’autant plus aisément, vers 3 h, que le chantier n’offre d’autres protections qu’une enceinte grillagée.

Une cisaille a suffi pour faciliter le passage de la jeune femme et des deux hommes, membres de « Planète état d’alerte ». Deux personnes ont pris place à 90 m de hauteur dans la cabine de la grue 102 coiffant le bâtiment du réacteur n° 1 en cours d’édification.

Le troisième homme s’est installé sur une grue voisine, moins haute, à environ 25 m du sol engorgé par la violence des dernières pluies d’orage.

« Planète état d’alerte » subordonne purement et simplement la fin de cette « occupation » à la satisfaction de trois revendications : « L’arrêt définitif du surgénérateur de Creys-Malville (Isère), un débat démocratique auprès du peuple français sur la question du nucléaire et un référendum sur l’avenir des centrales nucléaires en cours de construction ».

Sur les trois militants squattant les deux grues, l’un dispose déjà d’une expérience similaire pour avoir déjà « occupé » quelques jours la centrale de Golfech avec grève de la faim à l’appui. Sur Civaux, le trio s’est embarqué à bord des cabines avec de « quoi tenir au moins une semaine »,

Sinon, tout est calme...

Pour l’heure, la direction locale d’EDF s’est bornée à déposer plainte pour « dégradation » et à informer les autorités de tutelle. Il ne semble pas qu’une opération commando soit actuellement programmée pour déloger ces militants haut perchés pour mieux « attirer l’attention de l’opinion publique sur l’extension du programme nucléaire français ». Cette action bénéficie du soutien de l’ensemble des mouvements écologistes de la région. Elle indispose en revanche l’Union départementale CGT qui stigmatise « les agissements de ce groupuscule tentant de tenir l’actualité, faute de mouvement de masse contre Civaux et le nucléaire ».

L’immobilisation des deux grues paralyse l’activité d’une soixantaine de salariés sur les 670 employés sur le site. Pour le reste, tout est calme aux abords de Civaux.

Alain Blanchard

 

 

le 25/11/2024 à 16:36

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

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