1524617/11/1993CHATELLERAULT
Les salariés de Sextant-Châtellerault ont plébiscité le projet patronal. Aux Fonderies du Poitou, la direction propose un accord semblable
C’est fait, ou presque. Hier soir. à 17 heures, on savait que sur l’ensemble du groupe Sextant Avionique, le projet de plan social présenté par la direction et avalisé par trois syndicats sur cinq, CFDT, CGC, FO, était massivement accepté par les salariés, ceux-ci se prononçant par vote à bulletins secrets à une écrasante majorité : 1.890 « oui » sur 2.337, soit environ 80 %. Plus important, on approchait les 2.000 sur le total de 4.000 salariés, ce qui constituait le minimum pour que la direction accepte de mettre en œuvre les mesures évoquées lors des négociations avec les syndicats.
Satisfaction « humble » de la CFDT « d’avoir su remobiliser les salariés afin qu’ils décident eux-même de leur devenir, au lieu de se voir, une fois de plus, réduits à accepter un nouveau contingent de licenciements secs, 638 ayant été précédemment annoncés.
En lieu et place des suppressions de postes - on parlait de près de deux-cents sur Châtellerault - un ensemble de mesures qui pourraient prendre effet rapidement, dès les accords signés, et avec une durée fixée à deux ans : réduction du temps de travail avec compensation, soit quatre heures en moins à La Brelandière et au CLI ; aide au volontariat pour le mi-temps avec clause de non licenciement à l’issue ; aide au départ volontaire, sous la condition d’un reclassement ailleurs, pré-retraites.
Des mesures dont la CGT qui avait appelé à voter dans un autre sens - bulletins bleus avec des propositions différentes - a pris acte.
Pas de réaction par contre pour FO qui, globalement avait appelé à l’abstention, localement laissait libre ses militants.
Hasard, au même moment où l’on votait à Sextant, la direction des Fonderies du Poitou a, au cours de la réunion du comité d’entreprise de ce mardi, informé les représentants du personnel du projet de mise en œuvre d’un plan social. Celui-ci, est-il indiqué, est « nécessité par la situation commerciale de l'entreprise » et envisage un certain nombre de mesures « qui doivent permettre de réduire les effectifs inscrits au niveau nécessaire, sans procéder à des licenciements secs.
Par ailleurs, il a été également annoncé que l’activité sera suspendue à l’entreprise pour tous les secteurs, sauf les équipes de sécurité, du vendredi 24 décembre, à 13 heures, au lundi 3 janvier, à 13 heures.
C A
le 02/02/2025 à 18:10
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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