1527003/12/1993CIVAUX
L’Union locale CGT de Civaux appelle tous les salariés travaillant sur le site de construction de la centrale nucléaire à cesser le travail, mercredi 8 décembre, de 10 à 12 h. A 11 h, le syndicat appelle à un rassemblement à la « cité sociale », devant les locaux de l’ANPE.
Dans la pétition qui circule, actuellement, sur le chantier, les salariés « de toutes les entreprises du chantier de Civaux demandent et exigent :
- que la loi du 23 janvier 1993 soit appliquée (interdiction de licencier sans reclassement préalable) ;
- l’embauche du personnel intérimaire sous contrat ;
- l’augmentation des salaires, suite aux mesures gouvernementales ;
- l’attribution du 13e mois.
La CGT rappelle que les salariés de l’entreprise de ferraillage du GIEPAC viennent de faire majoritairement grève pendant deux jours pour aboutir à une négociation qui a permis de satisfaire une partie des revendications. Elle signale que les premiers licenciements collectifs sont arrivés et que la loi du 23 janvier 1993 qui prévoit un plan social pour tout licenciement de plus de dix salariés, n’est pas respectée.
« Nous confirmons que Civaux est devenu un foirail d’esclavagisme moderne pour la main d’œuvre, avec en toile de fond, l’intérim, en lieu et place de l’emploi stable et qualifié... Nous en sommes au troisième degré de la sous-traitance !
Pas d’élection de délégués du personnel, licenciements pour employer des intérimaires, non respect des qualifications, des conventions collectives : Civaux est le chantier de tous les abus patronaux », affirme la CGT.
le 09/02/2025 à 16:15
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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