1527708/12/1993POITIERS
Attention danger crie le syndicat CGT du Centre hospitalier universitaire devant les directives gouvernementales. Le CHU « est dans l’œil du cyclone du remodelage du secteur sanitaire et social ». Et la CGT de citer des chiffres : 1.211 lits autorisés en 1978, 972 en 1993, soit 239 qui ne verront jamais le jour et se répartissent entre 95 lits en médecine, 132 en chirurgie, 12 en gynécologie-obstétrique, sans parler des 20 lits de moins sur Pasteur.
Pour le syndicat, plus question aujourd’hui de parler de « peut-être » et de projet puis que la phase de suppression est entrée dans le concret. Vendredi 10 décembre, le Comité régional de l’organisation sanitaire et sociale met à son ordre du jour la question des suppressions. Alors « quel devenir pour le CHU, quelle réponse aux besoins des usagers alors que le gouvernement envisage également d’enlever des lits dans les hôpitaux périphériques, quel avenir pour les hospitaliers ? » demande la CGT.
Pour elle, « le remède choisi par le gouvernement est une mauvaise potion. Au CHU de Poitiers, il est fréquent que des malades ne soient pas admis dans le service relevant de leur pathologie faute de place (en novembre, 28 malades adressés en cardiologie ont été hospitalisés dans un autre service), les prises de sang du bilan d’entrée faites dans les salles d'attente ne sont pas rares, des transferts vers Tours, Nantes, Bordeaux par manque de place ont lieu régulièrement.
Pour défendre le service public de santé, la CGT invite tous les usagers à venir protester vendredi 10 décembre à 9 h à la Direction régionale de l’action sanitaire et sociale, rue Gay-Lussac à Beaulieu.
le 10/02/2025 à 16:39
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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