1532504/02/1994POITIERS
A l’appel de cinq syndicats, ils ont expliqué leur mécontentement hier à Poitiers. Une grève suivie à 40 ou 50 %
Lâcher de ballons devant l’hôtel de ville de Poitiers, visite guidée dans les banques, distribution de tracts aux clients d’établissements bancaires, entrevue avec le président de l’Association française des banques : les employés des banques en grève, hier, n’ont pas manqué d’activités pour expliquer le sens de leur action.
Cinq organisations syndicales (l’AFB, la CFDT, FO, la CFTC et la CGT SNB) avaient appelé à une journée de grève nationale pour « imposer la tenue de négociations que les banquiers refusent sur l’emploi, le décret de 1937 en voie d’abrogation et les salaires ».
Les manifestants précisent que, sur le plan national, « à la BNP, la Société générale et le Crédit lyonnais, d’ici trois ans, 10.000 emplois auront disparu, soit 10.000 chômeurs en plus ». Ils citent d’autres organismes bancaires qui procèdent à des réductions d’effectifs. Ils réclament le maintien et la progression du pouvoir d’achat, alors que l’augmentation prévue cette année sera inférieure aux prévisions d’inflation. Enfin, ils observent que la remise en cause des deux jours de repos consécutifs hebdomadaires, dont le dimanche, bouleverserait considérablement les conditions de travail et la vie de chacun.
Selon les organisations syndicales, à la BNP, 65 % du personnel était en grève, au Crédit lyonnais : 45 %, à la Société générale : 35 %. Selon les sources officielles, la moyenne de grévistes dans ces trois banques s’élève à environ 40 %.
Photo : Lâcher de ballons devant l’hôtel de ville
le 21/02/2025 à 17:35
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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