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1532705/02/1994CHATELLERAULT

SEXTANT AVIONIQUE : PAS DE MARIAGE AVEC ALLIED SIGNAL

Sextant Avionique, qui possède une unité de production à Châtellerault, et Allied Signal, firme américaine, avaient annoncé leur mariage en août dernier : date de la « cérémonie », courant 1994.

Mardi 1er février, un communiqué annonçait que l’union n’aurait pas lieu.

Le projet de création d’une société Sextant-Allied, « pesant » six milliards de francs, est donc abandonné.

Sextant Avionique est détenu à 66,6 % par Thomson-C.S.F. et à 33,4 % par Aérospatiale. Les raisons de cet échec ? Selon les experts, elles sont peut-être liées à la forte implication de Sextant dans la défense... Il aurait fallu isoler cette activité avec un contrôle affirmé de l’État français, lors de ce mariage. Un montage bien difficile à réaliser.

Sextant et Allied Signal, malgré cet échec souhaitent continuer à étudier différentes formes de coopération.

Hier, le Parti communiste, par la voix du secrétaire de la section de Châtellerault, M. Jean-Paul Moreau, a donné son sentiment sur cette affaire : « Il ne s’agissait pas d’un mariage de raison. Loin de dynamiser le potentiel des équipementiers dans le cadre d’un accord de coopération mutuellement avantageux, la fusion obéissait à une logique financière. Il s’agissait pour Allied de bénéficier de l’avance technologique française dans un secteur de pointe et de récupérer dans la corbeille l’activité défense de Sextant. Cette situation met à nouveau sur le devant de la scène, la nécessité de poser en termes nouveaux les rapports internationaux et les libérer du joug de la finance. Fort des deux mille signatures recueillies dans le Châtelleraudais pour empêcher cette fusion, le PCF va proposer de nouvelles initiatives pour le maintien à Châtellerault des activités de Sextant ».

Toujours les menaces sur l’emploi

Par ailleurs, les organisations syndicales FDT, CGT, CFE-CGC, CFCT, et FO de sextant Avionique ont rejeté les nouvelles propositions salariales de la direction, jugées discriminatoires. Des débrayages de 15 à 30 minutes ont et lieu dans les neuf sites de l’entreprise.

En novembre dernier, les salariés ont voté majoritairement un plan de réduction collective de travail pour éviter un troisième plan social en trois ans, prévoyant 633 suppressions d’emploi d’ici 1995. La conclusion des négociations salariales est prévue pour le 7 février.

 

 

le 21/02/2025 à 17:43

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

aéronautique, groupe, restructuration, fusion

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