1533007/02/1994MONTMORILLON
Plusieurs entreprises du Montmorillonnais sont en difficulté. Ici comme ailleurs... mais fragilité du terrain et précarité de l’emploi généralisée ajoutent à l’inquiétude des syndicats et de la population. Voici ce qu’en dit la CGT qui appelle à une journée de manifestation samedi 12 mars :
« En 1993, nous avions attiré l’attention des pouvoirs publics sur les difficultés de certaines entreprises du Sud-Vienne et dans le Montmorillonnais en particulier. Nos syndicats avec leurs élus dans les entreprises sont confrontés à des fins de non recevoir sur les questions qui les préoccupent (pour leur avenir ou leur entreprise). Et pourtant, aujourd’hui, qui n’est plus confronté à la “mal vie” ? Ceux qui ont un emploi et qui craignent de le perdre, ceux qui sont exclus de toutes activités professionnelles et recherchent du travail ? Pour un bon nombre, ce sont les fins de mois difficiles, la peur de l’avenir pour soi et pour les siens.
« Faudrait-il accepter cela sans réagir ? N’y aurait-il pas d’autres choix que la récession sociale ou les licenciements ?
« La CGT et ses élus disent aujourd'hui trop c'est trop. Les responsables de la CIVAD, après avoir bénéficié des aides de l’État et fait travailler leurs salariés près de cinquante heures par semaine en les payant quarante et une heures au SMIC, sans tenir compte de leurs compétences, remercient ces derniers et depuis un mois sont sans travail.
« L’entreprise Escalux où la CGT avait demandé, il y a un an, une expertise comptable afin de ne pas attendre “que le bateau coule” et de trouver des solutions aux difficultés que pouvaient avoir cette entreprise. Pourquoi les élus du comité d’entreprise qui ne sont pas organisés en syndicat et la direction ont-ils refusé ?
« L’entreprise Ranger propose à ses salariés la modulation d’horaire alors qu’ils continuent de faire du chômage technique ; la CGT et la CFDT refusent en bloc les propositions de la direction en précisant qu’elles vont à l’encontre ce ce que l’on recherche, la création d’emplois.
« Sur le chantier de Civaux, c’est la précarité de l’emploi avec des salaires payés en dessous de ce qui se fait ailleurs sur des chantiers identiques avec le non-respect des conventions collectives. EDF-Production a déjà annoncé la couleur : peu d’embauches au statut EDF (il faut résorber les 5.000 suppressions d’emploi programmées !)
« L’entreprise TAM, Joussé, licencie six salariés pour “raisons économiques” ; cette entreprise de trente et un salariés ne respectant pas la loi (elle n'a pas de délégué du personnel). En conséquence, pas de contrôle des salariés.
Nous pourrions allonger la liste, malheureusement. Nous disons, à la CGT : ce n’est plus tolérable, d’autres solutions existent, mais encore faut-il qu’on nous entende et débattre de nos propositions !
« Nous refusons la fatalité et nous refusons la soumission et nous appelons tous les salariés du Montmorillonnais et du Sud-Vienne à participer avec la CGT à une grande journée régionale le samedi 12 mars à Nantes (trente cars sont prévus dans la Vienne dont trois dans le Montmorillonnais).
S'inscrire à l’Union locale, 24, rue Jules-Ferry à Montmorillon. Le moment est venu de faire entendra la parole de ceux qui sont exclus, précarisés, marginalisés et malmenés ».
le 21/02/2025 à 17:51
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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