1534723/02/1994CIVAUX
Le mouvement de grève suivi à 100 % lancé, lundi matin, par les soixante-dix salariés du GIEPAC (pose d’armatures) travaillant sur le chantier de Civaux a cessé hier mardi, à 13 h. La CGT et la direction ont, en effet, négocié rapidement un accord qui a été approuvé par tous les salariés concernés.
Les revendications de ces derniers ont été globalement satisfaites. En particulier sur les points suivants :
- paiement des jours où les employés du GIEPAC ont été bloqués devant la grille par la grève du GIEC ;
- avance des 22 heures de chômage partiel par l’entreprise sur le bulletin de paie de février ;
- une prime de 320 F compensera la prime de rendement de février ;
- suppression de la prime de ferraillage à la tonne (que certains n’avaient pas touchée depuis trois mois) et remplacement de cette prime par une « Prime GIEPAC » de 25 F par jour travaillé ;
- non-paiement du lundi 21 févier mais possibilité de récupération. Et déplacement payé à tout le personnel, si reprise du travail mardi 22 février à 13 h.
Mardi, la CGT a fait savoir qu’elle poursuivait des négociations pour que le personnel intérimaire travaillant pour le GIEPAC soit indemnisé comme les autres salariés. Le syndicat est intervenu auprès des entreprises d’intérimaires pour qu’elles appliquent les droits des salariés qui, en l’occurrence, sont ceux de l’entreprise utilisatrice, précisait J-Luc Archimbault, responsable de l’Union locale Civaux.
Pour les responsables de la CGT, si « les entreprises et les pouvoirs publics avaient entendu les appels du syndicat depuis plus d’un an, ce genre de conflit aurait pu être évité. Nous demandons que chaque entreprise du site ait des délégués du personnel afin qu’ils puissent y avoir des interlocuteurs mandatés et responsables parlant au nom des salariés… Le mécontentement grandit : les responsables d’entreprises ont intérêt à s’asseoir autour d’une table pour écouter les délégués élus des salariés. Nous demandons à toutes les parties, y compris le sous-préfet de Montmorillon, coordonnateur du « grand chantier » et M. Mazet, chef d’aménagement EDF, de contribuer à la satisfaction des revendications justifiées des travailleurs du site de Civaux ».
J-L Reymond
le 22/02/2025 à 13:53
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
Espace Militants v0.3 - UD CGT 86 - http://cgt-ud86.org