1535504/03/1994CHATELLERAULT
La nouvelle a créé quelques commentaires désabusés de la part du personnel de Sextant-Avionique (matériel aéronautique) hier à Châtellerault mais depuis quelque temps, on s’attendait à ce genre d’information émanant de la direction. Cette direction a annoncé officiellement qu’elle considérait 130 emplois comme étant en sureffectif. Précision qui s’impose : cette constatation ne veut pas dire que l’on procédera à 130 licenciements secs. La période concernée par cette mise en état de sureffectif va de juin 1994 à fin décembre1995, prenant en compte les paramètres actuels de l’état de santé du carnet de commande.
Périodiquement, on observera l’évolution de la situation afin de porter d’éventuels correctifs. Selon les premières informations recueillies hier après-midi, la direction a également envisagé des mesures de travail à mi-temps et différentes démarches dites « d’accompagnement », du genre, pré-retraites, réduction du temps de travail.
Lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire tenu le 4 février, la direction avait fait part de son intention de fermer l’unité de production de Conflans-Sainte-Honorine pour rapatrier les activités sur Vendôme ; elle a, semble-t-il renoncé à ce transfert suite aux actions engagées par le personnel concerné.
Hier soir, le syndicat CGT de Châtellerault exprimait son inquiétude et ses réserves sur la nouvelle initiative de la direction de Sextant, déclarant notamment : « Pour l’instant, l’État n’a pas encore signé son engagement quant au financement des mesures d’accompagnement au plan social. Déjà en 1992, les promesses faites sur le maintien de l’emploi n’avaient pas été tenues... ».
P G
le 23/02/2025 à 11:32
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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