1539418/04/1994CHATELLERAULT
Lors de la réunion du comité d’entreprise du 12 avril, la direction annonçait sa décision d’embaucher une vingtaine de personnes pour une durée de trois mois afin de pallier des problèmes techniques. La CGT dénonce les conséquences de la politique de sous-emploi de l’entreprise qui entraînent une incapacité à faire face aux fluctuations du marché de l’automobile. D’ailleurs, dans le groupe Renault cela s’est traduit par une perte de 30.000 véhicules suite aux mesures gouvernementales et aux aides des constructeurs.
Aux Fonderies du Poitou aussi, la direction a privilégié les gains de productivité au détriment de l’emploi. Aujourd’hui celle-ci, après avoir mis un plan social en place, souhaite embaucher des travailleurs précaires pour répondre à des problèmes soit disant techniques, elle vise en fait à installer dans l’entreprise la flexibilité à outrance, en embauchant et débauchant à sa convenance.
Les élus CGT s’opposent à toutes embauches précaires tant qu’il y aura un plan social en cours.
La direction indique pour se justifier qu’elle embaucherait des chômeurs longue durée en fin de droits, afin de les réinsérer dans la vie active pour quelques mois, et leur permettre de retrouver leurs droits au chômage ensuite.
Pour la CGT, d’autres solutions existent, passant par le droit au travail et non au chômage ; remplacement de chaque travailleur volontaire au départ par une embauche définitive (ASFNE) ; réduction du temps de travail pour l’ensemble du personnel et embauches correspondantes ; embauche de personnel pour remplacement préretraite progressive et temps partiel.
le 02/03/2025 à 14:56
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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