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1547512/07/1994LOUDUN

LES MEUBLES SÉJALON EN LIQUIDATION JUDICIAIRE

Ultime épisode pour l’entreprise. Le tribunal de commerce a prononcé hier la liquidation judiciaire. Une cinquantaine d’emplois sur le pavé !

Loudun est une nouvelle fois éprouvée dans son tissu économique : les meubles Séjalon, l’un des gros employeurs de la commune, mettent la clé sous la porte. Hier, le tribunal de commerce a prononcé le redressement judiciaire du fabricant de meubles, redressement aussitôt transformé en liquidation. Mais le bilan est lourd car ce sont 51 personnes qui se retrouvent sans emploi et ont appris la nouvelle hier, quelques jours avant les vacances d’été.

Ce n’était guère un secret : les meubles Séjalon battaient de l’aile depuis des mois. Créée en 1947 à Digoin dans la Saône-et-Loire par Jean Séjalon, l’entreprise était arrivée avec son fondateur à Loudun en septembre 1962. En dix ans, les effectifs étaient passés de quelques dizaines de personnes à 170 emplois. En 1978, l’entreprise est reprise par deux cadres de la maison, Jacques Paquerault et Denis Chemy, et poursuit son expansion.

On atteindra le maximum d’activité et d’effectifs en 1986-1987 avec 187 salariés qui œuvrent dans la salle à manger et la chambre à coucher. Séjalon a une carte de visite dans le moyen de gamme et on travaille le merisier à Loudun pour des meubles de style Louis-Philippe.

C’est en août 1988 que commencent les difficultés avec un premier dépôt de bilan. Suit une période d’administration judiciaire qui aboutit en janvier 1989 à la reprise avec seulement 81 salariés. Deux hommes de l’Indre-et-Loire, Jean-Claude Grié et Jean-Michel Berthet, qui ne sont pas des spécialistes du meuble, prennent la destinée de Séjalon en main. Mais quelques mois plus tard, le tribunal de commerce s’auto saisit, au début de 1993, et éjecte carrément les deux dirigeants.

Nouvelle reprise, le 2 avril de cette même année par le groupe ALD que dirige M. Arthuis. Le groupe constitué de plusieurs petites unités, est réparti sur plusieurs sites en France et Séjalon-Loudun conserve sa spécificité tout en reprenant espoir : au moins le repreneur est-il cette fois un spécialiste du meuble ! Deux restructurations s’ensuivent et une quinzaine de postes sont encore supprimés dont les derniers le mois dernier.

L’entreprise ne serait pas viable, dit-on aujourd'hui, mais ce serait méconnaître la crise sévère qui touche l’ameublement depuis des mois maintenant. Côté CFDT, on remarque « dans la série des licenciements de l’été, la liquidation s’effectue à deux jours des vacances laissant les salariés dans des difficultés insurmontables ».

Ce matin, le personnel et ses élus se réunissent à 8 heures tandis que mercredi matin, le syndic sera présent sur les lieux avec un représentant de l’ANPE.

 

 

le 10/03/2025 à 17:31

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

bois, ameublement, fermeture, licenciement

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