1550217/09/1994CHATELLERAULT
A la suite de l’annonce de la privatisation partielle de Renault, la section CGT des Fonderies du Poitou, diffuse le communiqué suivant : « Pour prouver que la privatisation n’est pas un risque pour l’emploi, le directeur des Fonderies du Poitou n’hésite pas à dire qu’au cours des dix dernières années, Renault a supprimé autant d’emplois sinon plus que le groupe privé Peugeot, chiffres à l’appui : de 1983 à 1994, les effectifs sont passés de 219.000 à 139.000. Voilà un aveu qui prouve que l’État-patron se comporte comme les patrons du privé, car rien n’a été épargné aux travailleurs de Renault qui ont connu des vagues de licenciements, le blocage des salaires, la fermeture de Billancourt ».
Par ailleurs, ce communiqué souligne que « L’État, après avoir injecté l’argent des contribuables pour rentabiliser l’entreprise et imposer des sacrifices aux travailleurs qui ont permis à Renault d’engranger 34 milliards de bénéfice en sept ans, veut aujourd’hui céder l’entreprise aux privés.
La CGT s’inquiète donc de « la dénationalisation de Renault qui risque d’aggraver la précarité. C’est une riposte de l’ensemble des travailleurs de Renault, du public et du secteur privé qu’il faudrait pour s’opposer, non seulement à la privatisation de Renault, mais aussi à tous les mauvais coups que le patronat et l'Etat à son service nous portent depuis des années ».
le 15/03/2025 à 13:02
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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