1551224/09/1994POITIERS
La centrale syndicale a organisé, hier à Poitiers, un forum pour réfléchir sur le devenir du secteur public. Questions et inquiétudes sur l’avenir restent trop nombreuses.
Un temps fort autour du service public, voilà ce qu’organisait hier l’Union départementale de la CGT en invitant ses responsables de syndicats d’entreprises et les élus. Deux cents de ces derniers avaient été invités à participer, ils auront été une dizaine à répondre et à venir s’interroger à ce Forum des services publics.
Bien que lancé par la CGT, qui fait le forcing ces jours-ci de rentrée, le débat engagé hier mérite pourtant d’être relayé puisqu’il concerne tous les usagers - les consommateurs - du service public que nous sommes. Et un service public dont on est toujours prêt par nature à critiquer les dysfonctionnements.
« Ça ne peut que servir l’ensemble de la population, souligne Francis Martin, secrétaire général de la Vienne pour la CGT ; va-t-on maintenir le secteur public tel qu’il est ou va-t-on céder au fric ? Notre idée avec ce forum, est donc d’avoir un grand débat public afin de définir de quel service public on a besoin dans le département. On sait bien qu’on ne trouvera pas la réponse seuls et c’est pour cela qu’on a ouvert la réflexion.
Beaucoup d’interrogations donc, à l’ordre du jour. Du genre : est-il inéluctable que les services publics soient soumis à la loi de rentabilité financière ? Comment maintenir les populations en milieu rural si les services publics s’en éloignent ? Quelles coopérations à développer entre services publics ? Quel est le rôle des élus ruraux pour préserver les services publics ? etc.
Autant d’axes de réflexion proposés hier, alors que les syndicalistes de l’ensemble du secteur public représenté déballaient les atteintes au bon fonctionnement dans leurs domaines respectifs. Suppressions de lits (ou carrément d’établissements) en milieu hospitalier, transformation de bureaux de poste en agences postales à charge des communes, abandon des voies secondaires par la SNCF, risque de fermeture des petits centres des impôts comme à Civray.
Pour Francis Martin, la journée d’hier - qui avait lieu aux salons de Blossac - n’aura donc été qu’une première étape du débat : « Nous voulons maintenant l’ouvrir à tous les salariés du secteur public mais aussi aux usagers ». Également dans un souci du maintien ou du développement de l’emploi car, comme le disaient hier les affiches de la CGT : « Chômeur, c’est pas mon métier ! ».
le 15/03/2025 à 17:54
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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