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1553008/10/1994CHATELLERAULT

LES HOSPITALIERS DANS LA RUE

Les hospitaliers ont manifesté pour demander une meilleure organisation des remplacements. Un début de solution a été trouvé.

Hier après-midi, vendredi, plus de cent employés du centre hospitalier Camille-Guérin, infirmières, aides-soignantes et agents des services hospitaliers se sont rassemblés devant l’entrée, à 14 heures, afin de protester contre des mesures prises par la direction dans le cadre du remplacement des personnels absents. Il avait, en effet, été décidé, pour des questions d’équilibre budgétaire, la situation de l’établissement s'avérant sensible à un trimestre de la fin de l'année, de ne plus remplacer les personnels qu’à la troisième absence dans le service, au lieu de la seconde auparavant, et ce, par les personnes en place. Ceci était dû, pour M. Birée, directeur, à un absentéisme fort, résultant pour partie de congés de maternité, les intérimaires embauchées pour suppléer les absences entraînant des surcoûts. Un fait qui n’était pas nié par les syndicats, notamment la CGT, ceux-ci soulignant cependant que, face à une activité sans cesse croissante, « le ratio nombre d’agents/nombre de lits restait l’un des plus faible de la région ». Cela, disait-on, « alors qu’il est toujours impossible actuellement d’appliquer les textes légaux de 1982 sur la durée et l’organisation du temps de travail ».

Dans ce sens, et avant que ne se réunisse le comité technique paritaire ce vendredi, il était demandé que « toutes les questions concernant les changements d’horaires et l’auto-remplacement soient traitées par les instances représentatives de l’établissement qui doivent être consultées, conformément aux textes en vigueur ».

Un million de francs

Côté infirmières, on a souligné que le personnel effectue actuellement trente-neuf heures de travail hebdomadaires, la direction ayant recours à l’intérim pour pallier les absences, notamment de nuit. Et de noter qu’avec ce que voulait la direction, « on obligerait du personnel qui n'était pas volontaire à assurer des nuits, ce qui compromet la vie familiale, la majorité du personnel concerné ayant des enfants ». Devant l’impossibilité de s’organiser, certains demandaient donc que soit créé, comme cela se fait ailleurs, un « pool de remplacement », à partir des jeunes diplômés sans charge de famille et sur un temps limité.

Pour les aides-soignantes, la directive n’étant pas rentrée en vigueur, on se contentait de souligner les craintes « dans la mesure où l’auto-remplacement entraînerait une surcharge de travail, des week-ends supplémentaires de pris, et, côté patients, une moindre qualité des soins ».

Cependant, à l’heure où la réunion devait se tenir, la direction annonçait une nouvelle rassurante. Elle indiquait que, le matin même, la tutelle, à savoir la DDASS, avait signalé qu’elle pouvait débloquer un million de francs supplémentaire pour le fonctionnement du centre hospitalier jusqu’à la fin de l’année. Une bouffée d’oxygène qui devrait permettre, selon M. Birée, de prendre des mesures moins drastiques et de mieux évaluer les problèmes posés par service. Ce répit pourrait d’ailleurs perdurer puisque l’augmentation budgétaire générale pour la santé l’an prochain a été annoncée comme dépassant de façon assez sensible l’inflation envisagée.

Claude Aumon

Photo : Devant l’hôpital, plus de cent manifestants

 

 

le 16/03/2025 à 13:46

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

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