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1553915/10/1994MONTMORILLON

L’ENTREPRISE DISCO EN PÉRIL

L’entreprise Disco, appartenant au Crédit lyonnais, dont une antenne est installée à Montmorillon, doit faire face à une grave crise financière

L’entreprise Disco, dont un des quatre établissements est basé à Montmorillon, traverse aujourd’hui une grave crise financière. En effet, poursuivant sa politique de restructuration, le Crédit lyonnais, son propriétaire, semble se désintéresser de l’affaire et cherche un acquéreur depuis près d’un an sans toutefois y parvenir.

La société Disco, grossiste alimentaire comprenant quatre établissements, dont celui de Montmorillon, représentant 1.200 salariés et deux milliards de chiffre d'affaires, est positionnée sur le marché de la proximité. Timy, Spar, Cali, SAP sont ses principales enseignes. A Montmorillon, 190 emplois sont concernés et les salariés, par le biais de la CFDT, sont inquiets de leur avenir.

« Le rachat de Disco par François Marland, en 1991, a entraîné de nombreuses restructurations et fermetures d’entrepôts qui n’ont apporté aucun volume, ni chiffre d’affaires supplémentaires sur les entrepôts restants », précise la centrale syndicale. Aujourd’hui, le personnel de Disco veut donc mettre l’accent sur la rentabilité de l’entreprise. « Nous avons une clientèle saine qui croit en nous et nous reste fidèle. L’outil de travail Disco Montmorillon n’est pas à remettre en cause, du fait de ses performances logistiques et de sa position géographique. Les politiques nous disent que le développement rural passe par le maintien et l’ouverture du commerce de proximité. A ce jour, Disco Montmorillon est très bien positionné, à cause de ses nombreuses enseignes présentes sur la région. D’autre part, avec l’amorce de la reprise économique annoncée par le gouvernement, nous sommes persuadés que nous avons notre rôle à jouer au sein de celle-ci ».

Ainsi, profitant des journées portes ouvertes du Crédit lyonnais, le 18 octobre prochain, le personnel de Disco Montmorillon entend-t-il organiser une action importante devant le siège social parisien de l’institut bancaire.

« Le but de notre action est d’obtenir du Crédit lyonnais, soutenu par l’État, les moyens financiers nécessaires pour que Disco poursuive le développement de ses enseignes de proximité. Nous demandons à l’organisme bancaire d’imiter François Marland dans sa démarche, c’est-à-dire nous dédommager de la perte qu’il nous a fait subir pour continuer l’activité de notre site », souligne la CFDT.

Enfin, le personnel Montmorillonnais souhaite plus que jamais le soutien des instances politiques. « Nous attendons de la part de nos élus communaux, départementaux, et régionaux, de notre président du Sénat, un appui total et sans réserve, afin que Disco Montmorillon et ses employés ne soient pas atteints, à leur tour, par le chômage. Vaut-il mieux que l’État indemnise 190 chômeurs ou investisse dans un outil porteur d’avenir pour le développement du monde rural ? Nous avons l’outil, les enseignes, le savoir-faire, la clientèle, pourquoi vouloir mettre un terme à tout ça ? » s’interroge la centrale syndicale. Une question sur laquelle les hommes politiques devront se pencher.

Jean-Louis Macé

Photo : Les salariés veulent convaincre le Crédit lyonnais de donner les moyens financiers à Disco pour lui permettre d’assurer sa pérennité

 

 

le 16/03/2025 à 16:05

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

commerce, restructuration, emploi, grève

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