1554825/10/1994CHATELLERAULT
Commencée il y a une semaine, la grève à la SOCHATA se poursuit. Hier matin, une grande majorité du personnel a décidé de continuer le mouvement revendicatif, afin d’obtenir une augmentation mensuelle de 500 F, une prime de rattrapage de 5.000 F et la garantie d’un plan d’embauche.
Une rencontre avec la direction a conduit à la rupture des négociations en cours et cette même direction a retiré son offre de prime de 800 F, ayant constaté que le travail n’avait pas repris hier matin...
Hier après-midi, une délégation de salariés de la SOCHATA, composée de grévistes et d’élus du personnel, est allée rendre visite au nouveau sous-préfet de Châtellerault pour lui dresser le tableau d’une situation bloquée. Le représentant de l’État a pris bonne note des observations des travailleurs mécontents, mais il n’est pas dans son pouvoir de trouver une solution...
Contacté hier après-midi, M. Jean Suprin, directeur de l’unité châtelleraudaise de SOCHATA, dépendant du groupe SNECMA, nous a déclaré que « La situation financière de l’entreprise ne permettait de donner satisfaction aux revendications et que le retard dans le travail allait probablement imposer à la clientèle de se tourner vers d’autres horizons ».
Autre constatation de M. Suprin : « Ce mouvement revendicatif portera atteinte à la la cohésion sociale et au climat de l’atelier châtelleraudais.
PG
le 16/03/2025 à 16:21
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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