1556605/11/1994MONTMORILLON
Les rebondissements concernant le dossier de l’entreprise Disco pourraient s’apparenter à un feuilleton. Le problème des acteurs de cette affaire est de douter un peu plus chaque jour de son « happy-end ». La journée d’hier a apporté son lot de mauvaises nouvelles aux salariés et dirigeants. Tout d’abord, le conseil d’administration du groupement d’intermarchés Système U, qui se réunissait jeudi soir afin de se prononcer sur le rattachement du dépôt de Cholet et probablement de Montmorillon, vient de rendre son verdict : non à la reprise !
Même s’il est toujours décourageant de voir un acquéreur potentiel retirer ses « billes », un représentant de la CFDT avouait hier que Système U avait un statut (coopérative) difficilement compatible avec celui de Disco. Bref, quels sont les repreneurs qui restent sur les rangs ? L’administrateur judiciaire parisien va peut-être clarifier la situation puisque les représentants du comité central d’établissements de Montmorillon et de Cholet sont convoqués lundi dans la matinée. « Nous espérons que ce sera pour nous consulter sur de nouveau repreneurs ».
D’autre part, dans un récapitulatif chronologique de ces deniers événements, la section CFDT et l’ensemble du personnel font part de leur « sentiment de trahison » envers le Crédit lyonnais qui « reste sans réponse et ne respecte pas ses engagements ».
Enfin, alors que l’administrateur judiciaire donnait jeudi son feu vert pour la reprise des livraisons, aujourd’hui les fournisseurs de Disco MontmorilIon se font tirer l’oreille. Ces derniers demandent « des assurances dans le paiement des livraisons ».
« C'est compréhensible mais ennuyeux pour notre entreprise qui a vraiment besoin de regonfler sa trésorerie ».
Les employés manifestent à Toulouse
Plusieurs dizaines d’employés du grossiste alimentaire Disco, filiale d'Altus-Finance (groupe Crédit lyonnais), ont manifesté vendredi contre une éventuelle liquidation judiciaire de leur entreprise qui emploie quelque 1.000 personnes.
Après avoir bloqué la circulation sur les rocades de la ville dans la matinée, puis après avoir été reçus par le maire de Toulouse, Dominique Baudis, les manifestants ont porté leurs doléances l’après-midi au siège toulousain du Crédit lyonnais.
Les manifestants ont de nouveau été reçus dans la soirée par le maire de Toulouse.
le 23/03/2025 à 16:16
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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