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1559726/11/1994MONTMORILLON

DISCO : LIQUIDATION JUDICIAIRE OUI, MAIS…

La décision du tribunal de commerce a pris effet hier. Un liquidateur prend désormais les rênes de ce dossier bien tourmenté. Quant aux deux repreneurs en lice, ils doivent encore peaufiner leur dossier.

Le tribunal de commerce de Paris s’est donc prononcé, sans grande surprise, ordonnant la mise en liquidation judiciaire de Disco. Alors liquidés les entrepôts et les quelque mille salariés du grossiste alimentaire ? Pas vraiment, en fait. C’est au liquidateur, Brigitte Penet-Weiller, que revient à présent la lourde charge d’aider Disco à trouver d’ici lundi un repreneur attentif à la survie de l’entreprise, en préservant un maximum d’emplois.

Le tribunal a fait dans la subtilité. Puisque la société rennaise Mariault n’avait pas pu déposer dans les temps son dossier auprès de l’administrateur judiciaire, les magistrats n’avaient officiellement connaissance que de l’offre de reprise de Corse Distribution.

Jeudi, pendant l’audience, l’occasion était donc donnée à Mariault de décliner verbalement toutes ses propositions devant les magistrats. Les Bretons seraient ainsi prêts à investir plusieurs milliers de francs dans la reprise de Disco Montmorillon, avec un paiement a comptant pour le fonds de commerce, une caution bancaire et l’assurance de garder une centaine de salariés pendant deux ans au moins. Mais ceci sous réserve que, sur les deux premiers mois suivant la reprise, le chiffre d’affaires ne tombe pas en chute libre. Voilà un projet qui de façon globale n’est pas sans déplaire aux salariés de Disco.

En revanche, les magistrats n’ont pas estimé « recevables » les propositions de Charles Capia, le directeur général de Corse Distribution, et lui ont donc demandé d’étayer son dossier pour le redéposer au tribunal, lundi matin, à 12 heures. Les représentants du CE CFDT de l’entrepôt de Montmorillon, qui ont pu assister aux débats, ont trouvé décevante la prestation du directeur insulaire. « Les juges lui ont demandé d’apporter une caution bancaire, il s’est montré surpris, voire réticent a engager une somme d’argent dans l’affaire, raconte Christophe Tabuteau, du CE CFDT. Quant à Mariault, il s’est montré tout à fait de taille à lutter contre Corse Distribution. Alors qu’on aurait pu croire que c’était le pot de terre contre le pot de fer puisque Corse Distribution emploie plus de 2.000 employés.

Enfin, à savoir que lundi matin la société Mariault déposera en même temps que Corse Distribution, un nouveau dossier prenant en compte cette fois-ci l’entrepôt de Cholet.

Bref, après ces derniers événement, le sous-préfet, Jean-Francois Verdier, tient à préciser qu’il reste en contact permanent avec les repreneurs potentiels et se déclare prêt à inviter dans le Montmorillonnais, la semaine prochaine, « l’ensemble des partenaires dès que les offres auront été rendues publiques ». Quant au maire de Montmorillon, Philippe Charpentier, il se montre toujours autant soucieux du devenir économique de sa région. « Je m’opposerai au repreneur qui fera le plus de chômeurs. Il n’y a pas, dans cette affaire, une bonne solution juste une moins mauvaise que les autres ».

 

 

le 24/03/2025 à 13:53

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

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