« Retour

1560330/11/1994MONTMORILLON

DISCO C’EST FINI… VIVE MARIAULT !

Alors qu’à Cholet la tension monte d’un cran, Disco Montmorillon s’apprête à rencontrer celui qui assure désormais la pérennité de quatre-vingt-dix emplois au moins sur le site.

Le bras de fer entre les Corses et les Bretons pour la reprise de Disco vient de se solder par la revanche du « petit » grossiste alimentaire rennais, Mariault (cent vingt-cinq employés), sur son « gros » concurrent, Corse Distribution (plus de mille employés).

C’est hier matin que le tribunal de commerce a rendu sa décision finale. Sur l’ordonnance établie par le juge-commissaire, trois points entrent en ligne de compte : l’entente du personnel de Cholet et Montmorillon ; l’avis de la municipalité de Montmorillon ; le prix global que la société Mariault engage pour la cession Disco.

Pour les salariés montmorillonnais, qui se sont tant battus depuis près d’un mois, c’est l’assurance de la pérennité d’au moins quatre-vingt-dix emplois.

« C’est sûr que nous sommes inquiets pour les quatre-vingts personnes qui vont devoir partir de la “maison” mais nous nous battrons pour que nos clients nous restent fidèles et pour que l’entreprise affiche un chiffre d’affaires florissant. On peut ainsi espérer plus tard une réévaluation des effectifs » confiait hier de Paris Laurent Lannaud, représentant CFDT du comité d’entreprise. Pour lui, comme pour tous les représentants du CE, il reste encore quelques batailles à livrer, notamment avec le Crédit Lyonnais pour les dernières modalités du plan social.

Et maintenant ?

Mise en liquidation judiciaire vendredi dernier, l’entreprise Disco, en fait, n’existe plus. Exit le siège parisien ! Quant aux entrepôts de Montmorillon et de Cholet ils sont désormais placés sous la coupe d’un homme, somme toute assez discret, avec sa petite société adhérente de la Francap qui affiche environ quatre cents millions de chiffre d’affaires.

Mariault ? C'est aussi l’approvisionnement en « déferlante » sur le commerce dit de proximité avec le développement massif de l’enseigne « Coccinelle Service », surtout en Bretagne et dans les Pays de Loire (quarante-deux commerces). Dans son plan de reprise, le Rennais semble avoir la volonté de renforcer à Montmorillon les services commerciaux, administratifs et de réinstaller une structure comptable.

Des aides financières lui seront accordées. Le maire de Montmorillon, par exemple, fait savoir qu’il place dans la corbeille de mariage l’exonération de la moitié de la taxe professionnelle pendant cinq ans !

De son côté, Michel Waroux, le directeur de Disco, souhaite dès à présent provoquer une rencontre avec le repreneur, les salariés mais aussi et surtout les élus. André Mariault est attendu sous peu. Peut-être jeudi ?

Enfin, du côté de l’entrepôt de Cholet (qui ne devrait conserver que soixante salariés) une certaine panique semblait régner hier soir au sein du personnel. Alors qu’André Mariault était en déplacement sur le site, des rumeurs faisaient état du départ précipité du directeur, Alain Choplais.

Sandrine Satti

 

 

le 24/03/2025 à 14:16

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

commerce, distribution, groupe, rachat

« Retour

Espace Militants v0.3 - UD CGT 86 - http://cgt-ud86.org

Site UD 86 - Espace militants - Espace formation