1564410/01/1995CHAUVIGNY
L’Union locale CGT s’élève contre les baisses de salaires et suppressions de primes dont sont victimes certains salariés à Chauvigny. Elle communique : « La diminution du chômage ne passera pas par la baisse des salaires, et donc du pouvoir d’achat. Certaines entreprises pour éviter des licenciements proposent des baisses de salaire et des diminutions de temps de travail avec perte de salaire. C’est le cas de CDM, Comptoir des marchandises (ex-Rallye Super), à Chauvigny. Le changement d’enseigne devait se faire sans modification pour le personnel. Mais les salariés ont vite déchanté : une proposition de modification du contrat de travail avec une baisse généralisée des salaires (suppression de prime, donc de salaire et ou diminution d’horaire) de 1.000 F à 3.000 F nets par mois. Les salariés n’ont que deux choix : ou accepter la baisse des salaires ou refuser cette baisse et donc subir le licenciement.
« C’est ce qui vient d’arriver à huit salariés, en vertu de l’application de la loi quinquennale dite pour l’emploi. Alors que le licenciement ne se justifie en aucune manière, ni du point de vue économique, ni sur le fond.
« Il est faux de prétendre que l’économie va repartir en diminuant les salaires. Comment vivre avec 5.000 F par mois, ce qui est le cas, de plus en plus, pour les salariés chauvinois et du Sud-Vienne ? Le salaire n’est pas à opposer à l’emploi. La baisse de consommation des ménages depuis de nombreux mois est là pour rappeler que les salariés n’achètent que s’ils ont les moyens de le faire... ».
le 24/03/2025 à 17:56
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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