1566626/01/1995CHATELLERAULT
Fin du conflit chez le fabricant de moteurs d’essuie-glace. Un accord a été signé, portant sur les salaires, la formation et l’emploi.
Le mouvement revendicatif chez Valéo, n’a pas traîné en longueur… Il est vrai que l’entreprise fournissant en accessoires les constructeurs automobiles français et européens, ne pouvait pas se permettre de provoquer une rupture dans l’approvisionnement des chaînes de montage de ses clients. Le dialogue a pourtant été difficile à établir entre la direction et les syndicats CGT et CFDT à l’origine de la grève, suivie dans des proportions importantes.
Hier matin, en pleine réunion de négociation, une chaude alerte a eu lieu. Les responsables de Valéo remettaient en cause certains termes du protocole d’accord élaboré quelques heures auparavant. CGT et CFDT demandèrent une suspension de séance afin d’informer le personnel qui n’avait pas repris le travail. Finalement, la pression a baissé, la réunion s’est poursuivie pour finalement aboutir à la signature du fameux accord en début d'après-midi
En ce qui concerne les salaires, une augmentation de 120 F est acceptée au 1er janvier, une autre de 80 F se fera en juillet. Quant aux augmentations individuelles, elles interviendront en mars au lieu de juillet. La direction de Valéo a débloqué une somme de 150.000 F pour la promotion sociale concertée (avec les organisations syndicales comme partenaires) et accepte définitivement l’embauche de 25 intérimaires.
Contrairement à ce qui avait été annoncé, les huit premières heures de grève ne seront pas payées, mais toutes les heures « non travaillées » deviennent récupérables.
Hier après-midi, malgré la signature du protocole d’accord, les personnes assignées devant le tribunal se sont déplacées à Poitiers. Elles étaient accompagnées par d’autres salariés de l’entreprise, venus en car leur témoigner leur soutien. C’est dans la salle des Pas-Perdus du Palais de justice que les employés de Valéo appelés à comparaître, ont appris officiellement que les responsables de Valéo avaient renoncé aux poursuites.
Hier soir, les délégués syndicaux CGT et CFDT, se montraient globalement satisfaits de l’aboutissement des négociations, signalant cependant que le personnel « restait vigilant, veillant à ce que la direction tienne ses promesses ».
P. GONIN.
le 30/03/2025 à 10:14
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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