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1568131/01/1995POITIERS

CGT DES PTT : NON À LA PRIVATISATION

Au Futuroscope a lieu le 29e congrès national de la fédération CGT poste et télécommunications. Sur fond de grèves et de perturbations, on réfléchit au demain de la communication.

Tenir un congrès national CGT de la poste et des télécoms en mettant l’accent sur le maintien du service public et le non démantèlement du monopole est une chose. Le tenir au Futuroscope, à un jet de pierre du Téléport qui s’est voulu un coin enfoncé dans ce fameux monopole, pourrait en être une autre.

Mais il paraît que justement, c’est pour montrer et démontrer que grâce à la vigilance syndicale, un tel bouleversement n’a pu se faire.

Donc, explication était donnée hier lors du démarrage du 29e congrès aux quelque 500 délégués, dont 38 % de femmes pour des professions où elles représentent 40 % !

Venus de toute la France bien sûr, mais surtout de tous les horizons, titulaires, contractuels, employés des filiales, précaires et même cadres (de plus en plus nombreux au syndicat selon la CGT) de ces deux grandes maisons naguère services publics à part entière.

Trois axes principaux au programme de ce congrès qui se terminera vendredi avec la venue de Louis Viannet, secrétaire général de la CGT : l’enjeu du service public dans la communication, le renouveau du syndicalisme et le renouveau revendicatif.

Pour les deux derniers points, les syndicalistes CGT du secteur poste et France Télécom, entendent bien réaffirmer leur présence sur le terrain, « se libérer des lourdeurs pour être plus à l’écoute des gens, améliorer l’outil de défense du salarié », tout en redonnant « un souffle sur le pouvoir d'achat ».

Avant tout, le débat se fera sur le maintien du service public tant attaqué depuis quelques années, à la poste et à France Télécom. D’où l’occasion de s’interroger sur l’accès – mais à quel tarif ? - à un monde de la communication moderne accaparé par » le patronat et les multinationales ». Idem pour le multimédia dont la CGT dénonce l’inaccessibilité au grand public et la cherté qui créent donc de nouvelles inégalités sans qu’il y ait, par ailleurs, contrôle démocratique.

Enfin, au cours de ces journées nationales, on dénoncera vivement les méfaits d’une privatisation qui passe par une moins bonne couverture du territoire géographique et par la suppression de nombre d’emplois. « Depuis 1991, 2.000 par an à France Télécom et 5.000 à la poste ! ».

Tout cela, insiste-t-on à la CGT « alors qu’on veut lutter contre la précarité et que la poste pourrait justement jouer un rôle économique et social appréciable ». Autre contestation, « France Télécom a annoncé 5 milliards de francs de bénéfices pour 1994. Est-il moral dans ces conditions, de continuer à y supprimer des postes ? ».

Laurent Bertagnolio

 

 

le 30/03/2025 à 11:41

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

congrès, privatisation, télécommunication

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