1569004/02/1995POITIERS
Le secrétaire général de la CGT assistait hier au congrès de la fédération PTT. Toujours déterminé à défendre le service public.
Louis Viannet parmi les siens. Entré dans la lutte syndicale lors des grandes grèves de 1953, l’actuel secrétaire général de la CGT connaît parfaitement le service public. Postier et ancien secrétaire général de la fédération PTT, sa présence, hier, au palais des congrès du Futuroscope lors de la clôture du 29e congrès fédéral CGT PTT, n’en était que plus symbolique. D’autant que cette manifestation intervient au moment où la Poste de la Vienne subit depuis quelques semaines une série de conflits à répétition. Même si direction et syndicats viennent récemment d’aboutir à un accord en ce qui concerne la réorganisation du centre de tri de Poitiers-Biard, d’autres mouvements couvent et peuvent éclater à tout moment. Simple reflet d’une situation générale. En pleine phase de modernisation, La Poste doit affronter la colère des organisations syndicales qui entendent défendre bec et ongles leur conception du service public et faire reculer le spectre de la privatisation progressive.
« Le message de ce congrès est très simple, explique Louis Viannet. Il s’agit de réaffirmer notre volonté. Le service public a une place et un rôle à défendre dans la nation. Nous nous battons pour que le citoyen conserve l’accès à une qualité de service. La Poste comme la SNCF, sont confrontées à une politique qui vise à multiplier les privatisations. Il s’exerce une pression qui tend à diminuer les crédits et les effectifs. La raison avancée ? La modernisation. A qui profite-t-elle ? Au nom de quoi doit elle se traduire par une baisse de la qualité du service ? En plus des salariés, c’est le citoyen qu’on agresse. Notre bataille est légitime ». Le secrétaire général de la CGT est persuadé que cette politique de sacrifice n’est pas faite pour garantir les emplois de demain. « Au contraire, souligne-t-il, on affaiblit encore une situation déjà bien détériorée. Voilà quinze ans que cette situation dure et qu’on impose aux Français des sacrifices mais rien ne change vraiment. Conséquence, on a assisté à une régression des luttes et des engagements. Ce pays a pourtant besoin d’un mouvement social beaucoup plus déterminé qu’aujourd’hui. Le devenir du service public dépend de la capacité du syndicalisme à faire converger les intérêts du personnel et des usagers. Dans ce domaine, la CGT ne ménagera pas ses efforts ».
Recueilli par Lionel Oger
Photo : Louis Viannet au côté de la secrétaire de la fédération PTT, Maryse Dumas. Un seul mot d'ordre : défendre le service public
le 30/03/2025 à 12:55
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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