1573814/03/1995CHATELLERAULT
A l’initiative de la CGT, aujourd’hui, journée nationale d’action du secteur santé. Une trentaine de Châtelleraudais à la manifestation de Paris.
Quand un malade de l’hôpital Camille-Guérin appuie sur le bouton d’appel placé à la tête de son lit, c’est une aide-soignante ou un agent des services hospitaliers (ASH) qui intervient. Un appel pour une aide matérielle ou pour obtenir un peu de réconfort dans les cas de détresse et de grande douleur. Nuit et jour, dimanches et jours fériés, hommes et femmes accomplissent leur mission avec dévouement et compétence. Leur rôle ne s’arrête pas à une banale définition de fonction... remonter le moral, apporter un peu de chaleur humaine, accompagner les gens dans leurs derniers instants de vie, n’a pas de « codification ». Tant mieux.
Aujourd’hui, aides-soignants et agents hospitaliers, à l’appel de la CGT, vont exprimer leur mécontentement. Des manifestations sont prévues à Paris, Lyon, Toulouse, Marseille. Deux cars véhiculeront une centaine de personnes de la Vienne dont une trentaine de Châtellerault, sous les fenêtres du ministre de la Santé. Rencontrées hier après-midi, plusieurs d’entre elles ont exprimé leurs revendications. Les aides-soignantes (une majorité de personnel féminin) souhaitent que leur « certificat d’aptitude » soit transformé en un diplôme d’État, avec accès à l’échelle 5 de la fonction publique. Elles demandent également que les primes (qui peuvent atteindre jusqu’à 40 % du salaire) entrent dans le salaire pour une augmentation du niveau de retraite.
Autre remarque : à Châtellerault, la promotion est difficile ; c’est le cas notamment pour une aide-soignante qui veut devenir infirmière (deux par an en moyenne) et d’un agent des services hospitaliers voulant accéder au rang d’aide-soignant. En ce qui concerne ces derniers, ils veulent être rémunérés selon l'échelle 3 de la fonction publique. Aujourd’hui, les personnels concernés par le mouvement revendicatif, qui ne feront pas le déplacement à Paris, en solidarité, observeront un arrêt de travail sur leur lieu de travail. A l’hôpital général Camille-Guérin, sont employées 550 personnes dont 500 titulaires parmi elles, 144 aides-soignants et 100 agents des services hospitaliers.
Patrick Gonin
le 31/03/2025 à 14:32
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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