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1573915/03/1995CIVAUX

LA PRESSION MONTE

Entamé lundi matin, le blocus du chantier de la centrale nucléaire EDF de Civaux, où 1.800 personnes travaillent, s’est poursuivi hier et durant la nuit dernière. A 13 heures, mardi, les négociations entre les grévistes d’EGI-GTM, les entreprises qui construisent les aéro-réfrigérants de la centrale, et les responsables locaux de ces sociétés, filiales de Fougerolles et de Dumez, ont capoté. Et les piquets de grève (quatre-vingts personnes), déterminés, n’ont pas baissé leur garde.

Abandonnées lundi à 18 heures, les négociations avaient repris mardi à 9 h 30 d’abord, puis à 11 h 30, après une interruption. Mais les propositions avancées n’ont pas convaincu les grévistes qui ont décidé unanimement de poursuivre le mouvement : « Nous avons obtenu 5 F sur les petits déplacements et 10 F sur les grands qui passent à 150 F. Pour ce qui est de la prime de « levée » quotidienne qui est de 60 F, nous demandions son doublement à 120 F ; on nous a proposé 80 F alors que les gens au sol restaient à 50 F (la prime de levée concerne les employés qui exécutent un travail aérien sur les tours réfrigérantes). Quant à la prime annuelle de « respect de délai » qui est de 2.000 F, nous demandions qu’elle passe à 5.000 F ; on nous a proposé 3.000 F. Cela nous semble largement insuffisant, d’autant que certaines de ces primes sont en dessous de la grille régionale Poitou-Charentes qui est, elle-même, inférieure à la moyenne nationale », déclarait, hier après-midi, le secrétaire de l’Union locale CGT de Civaux.

Aujourd’hui, les délégués du personnel d’EGI-GTM seront au tribunal, à Poitiers, à 14 heures, pour être jugés en référé. « Une forte délégation les accompagnera, d’autant que le mouvement n’est pas impopulaire. Les pressions qu’ont faites certaines entreprises du site pour que leur personnel non en grève prennent ses congés annuels en ce moment ou sur les intérimaires dont le contrat a été « terminé » d’autorité ont plutôt mécontenté les travailleurs de la centrale qui ne sont pas du tout d'accord avec ces méthodes » affirmait-on, hier, côté grévistes.

La CGT, de son côté, a fait appel, hier, en début d'après-midi, au sous-préfet de Montmorillon, M. Jean-François Verdier, coordonnateur du « grand chantier » de Civaux. A 16 heures, les grévistes n’avaient pas pu le joindre mais ils s’affirmaient déterminés à imposer, de toute urgence le représentant de l’État dans ce débat.

J-L R

 

 

le 31/03/2025 à 14:35

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

centrale, chantier, grève, justice, négociation

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