1574617/03/1995CIVAUX
Le blocus de la centrale de Civaux par les salariés en grève des entreprises EGI et GTM (Lyonnaise des Eaux) a été levé mercredi soir, comme promis par les grévistes, en échange d’une reprise des négociations (...). Ces négociations se sont poursuivies jusqu’à 22 heures mercredi, en présence du chef d’aménagement de Civaux et de l’inspecteur du travail, et ont abouti à des propositions d’augmentation raisonnables des différentes primes.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, la CGT s’est félicitée de « l’aboutissement des revendications dû à la détermination des salariés d’EGI-GTM et à la solidarité grandissante des employés des entreprises du site durant ces trois jours de lutte... », avant de donner rendez-vous au personnel des entreprises en grève pour un vote à bulletins secrets sur les propositions des directions, jeudi matin.
Difficile à organiser car les différentes parties butaient sur des questions de forme, ce vote a donné, en début d’après-midi, un résultat négatif : sur 75 inscrits, 62 personnes ont voté et 49 ont refusé les propositions jugées insuffisantes, alors que 12 y étaient favorables et qu’une personne ne se prononçait pas. Donc comme il avait été clairement affirmé mercredi soir, les négociations entre direction et salariés d’EGI et GTM devaient logiquement reprendre, hier soir ou ce matin.
Quant aux autres entreprises empêchées de travailler depuis lundi, elles n’ont pas toutes repris le travail hier. Plusieurs mouvements se sont, en effet, produits à propos de la compensation des heures perdues. Les partisans, minoritaires, de la récupération et les partisans du chômage technique ne sont pas parvenus à s’accorder partout. Les discussions se poursuivaient hier en fin d’après-midi.
Pour le chef d’aménagement EDF de la centrale nucléaire de Civaux, M. Jean-Pierre Viou, la « nervosité des différentes parties du conflit est évidente… Je n’ai, cependant, pas voulu imposer une solution plutôt qu’une autre comme certains salariés me l’ont demandée : c’est à chacune des entreprises de se déterminer. Je compte, toutefois, demander à l’inspection du travail d’intervenir, vendredi, afin d’éclairer les parties sur la légalité de chacun des modes de compensation des heures perdues.
L’Union locale CGT, elle, a suggéré à tous les salariés du site de ne réembaucher qu’après avoir obtenu le paiement intégral des jours de grève.
J-L Reymond
le 31/03/2025 à 14:55
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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