1575723/03/1995CHATELLERAULT
Les représentants des grévistes ont accepté devant le juge des référés le principe d’une levée des piquets de grève, en échange d’une reprise des négociations
Les conflits sociaux se suivent et se ressemblent, depuis le début de l’année, dans la Vienne. Rompu sur le terrain, le fil du dialogue fut renoué devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Poitiers, de Valéo au chantier de Civaux, passant par Schlumberger. Tel a encore été le cas, mercredi après-midi, pour les Fonderies du Poitou.
La direction avait assigné sept syndicalistes devant le tribunal pour obtenir la levée des piquets de grève qui interdisaient l’accès à l’usine depuis lundi. Dénonçant le caractère illégal de ce moyen de pression, l’avocat de l’entreprise, Me Pagot, a mis l’accent sur ses « conséquences financières catastrophiques » pour les Fonderies du Poitou et sur les tensions apparues dans la nuit et la matinée entre des grévistes et les non-grévistes. Situation de nature à entraîner d’éventuelles procédures de licenciements pour faute lourde, a-t-il averti.
Le spectre de telles sanctions a toutefois été écarté dès que son confrère Gaston, avocat des syndicalistes, a proposé la levée des piquets de grève, « dans un souci d’apaisement » mais en échange d’une reprise immédiate des négociations, sous l’égide de M. Pouzet, inspecteur du travail. Après en avoir accepté le principe, la direction a donné son accord pour que le processus en soit relancé dès la fin de l’après-midi. Elle a également annoncé son désistement de l’instance de référé.
Retour à un dialogue social qui était bloqué depuis le 16 mars et la troisième des réunions qui ont été tenues à Ingrandes dans le cadre des négociations salariales annuelles au sein de l’entreprise.
Alain Defaye
le 31/03/2025 à 15:18
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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