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1730106/03/1999CHATELLERAULT

HÔPITAL : LE CRI D’ALARME DES SYNDICATS

Depuis cinq ans, une partie des personnes âgées logées à la Maison-Dieu sont hébergées à l'étroit dans l’ex-maternité. Leur relogement est bloqué par manque d’argent, affirment FO et la CFDT.

En octobre 1994, le mauvais état de la charpente de la Maison-Dieu (ancien séminaire) avait contraint les responsables de l’hôpital à déplacer 55 personnes âgées dans l’ex-maternité prévue pour 20 lits.

La réhabilitation de l’ancien séminaire se révélant aussi onéreux que la construction d’un bâtiment neuf, c’est cette seconde solution qui a été choisie au bout de trois ans de discussion. Malheureusement, le plan de financement de cette construction n’est toujours pas bouclé. Le personnel FO et CFTD s’inquiète de l’avenir du projet. « Dans un premier temps, nous sommes intervenus auprès du conseil d’administration, mais sans résultat. Puis, nous avons rencontré les responsables de la DISS (directeur et inspecteur) pour obtenir des explications sur le refus du plan de financement proposé par la direction de l’hôpital. La DDISS autorise un emprunt à hauteur de 11 millions de francs. L’hôpital a obtenu 4 millions de francs d’autofinancement. Il reste 3 millions de francs à trouver sur les 18 nécessaires. Toutes nos démarches auprès de la direction, du président du conseil d’administration, du conseil général n’ont toujours pas trouvé d’issue favorable », ont déclaré, jeudi, les délégués syndicaux.

Prise de conscience collective

FO et CFDT craignent que ces cinquante-cinq lits ne soient offerts au secteur privé. Pour illustrer leur propos, ils ont rappelé une récente déclaration de M. Fait, directeur de la DDISS qui aurait laissé sous-entendre : « Ce n’est pas dérangeant de perdre ces lits à l’hôpital de Montmorillon car il y a de la place ailleurs, dans le privé, par exemple ».

Afin de protester contre cette situation, l’intersyndicale vient d’alerter par écrit maires et conseillers municipaux, conseillers généraux, députés et le président du conseil général. Très déterminé, le personnel, qui a aussi informé familles et population, se dit prêt à se mobiliser si aucune issue favorable n’est trouvée à ce dossier.

L’urgence d’une solution s’impose d’autant plus que les personnes hospitalisées en moyen séjour ont un besoin crucial des locaux de l’ancienne maternité. En effet, pour le moment, ils ne disposent même pas de toilettes dignes de ce nom.

Claude Fuzeau

 

 

le 03/11/2025 à 20:09

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

hospitaliers, retraités, fermeture

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