1735929/04/1999POITIERS
Un an et demi après leur apparition, les emplois-jeunes s’inquiètent de leurs conditions de travail et de la pérennisation de leurs postes
La formule « Emploi-jeune, un tremplin pour l’emploi » commence à être sérieusement remise en cause par ses représentants. Rémunération, formation, congés maladies et la question de la pérennisation sont autant de problèmes qui préoccupent actuellement les emplois-jeunes du département. Ils regrettent, en effet, que le texte du dispositif emploi-jeune ne soit pas véritablement appliqué.
Contrairement à ce que leur avaient annoncé les élus, les jeunes salariés travaillant pour la ville de Poitiers regrettent, par exemple, de ne pas être régis selon les mêmes modalités sociales que les agents titulaires et non titulaires de la fonction publique territoriale.
« Nous savons que l’État refuse que nous soient appliquées les dispositions concernant les congés maladie et les accidents du travail. Si on tombe malade, les trois premiers jours d’arrêt ne sont pas payés. Et les jours suivants sont rémunérés à 50 % de nos salaires par la Sécurité sociale.
Le manque de formation agace également les jeunes. Réunis à l’appel du syndicat CGT des fonctionnaires territoriaux de la ville de Poitiers des jeunes CGT, de CGT Éduc'action, du SNES, du SNUIPP et du collectif des aides éducateurs, tous soulignaient, mercredi, leur volonté de bénéficier de stages qualifiant et diplômant pour assurer, à l’avenir, une véritable intégration. « Nous demandons l’accès aux formations correspondant aux situations professionnelles que nous occupons. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant. Ceux qui, parmi nous, sont employés à la Ville, ne peuvent même pas passer les concours territoriaux en interne. Ils ont un contrat relevant du droit privé ! On ne peut compter sur rien ».
Face à la disparité des salaires perçus en fonction du lieu où ils exercent leurs missions, et craignant, finalement, que seul le système emploi-jeune soit pérennisé, mais que les personnes soient remerciées après cinq ans, les jeunes employés montent au créneau. Ils rédigeront prochainement une pétition ainsi qu’une plateforme revendicative interprofessionnelle des emplois-jeunes qu’ils soumettront aux élus locaux. En espérant trouver des solutions à leurs problèmes.
Guillaume de Werbier.
Photo : Les emplois-jeunes du département se sont réunis mardi pour discuter de l'évolution de leur statut
le 11/11/2025 à 15:47
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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