1744728/08/1999POITIERS
Un an après avoir implanté une antenne à Jaunay-Clan, la CGT redemande aux élus de donner aux syndicats les moyens d’avoir pignon sur rue, dans la zone du Futuroscope
A quand un local mis à la disposition des syndicats, sur l’aire économique du Futuroscope ? Un an après l’ouverture d’une antenne CGT aux portes du parc de loisirs, le dossier reste d’une brûlante actualité, pour Francis Martin, responsable de cet avant-poste syndical en des lieux qu’il définissait, en 1998, comme « une zone de non droit ».
« Il y a 15.000 salariés sur cette zone qui va de Grand-Pont à Dissav. Il est nécessaire que le syndicalisme soit reconnu », rappelle Francis Martin. Certes, depuis un an, les mentalités ont changé, souligne-t-il : « Les salariés ne se laissent pas faire comme par le passé. Souvent avec nous, des luttes existent. Des acquis ont été obtenus. Des syndicats se sont créés. Des élections professionnelles ont eu lieu. Nous avons eu des mandatements dans le cadre de la loi Aubry. Il y a nos permanences juridiques et de défense des consommateurs. Tout cela change le paysage social de la zone. Mais nous avons la volonté de mettre des structures fortes en place.
Réduction du temps de travail, salaires, emploi : la CGT a d’ores et déjà choisi trois thèmes privilégies, pour la rentrée. Elle annonce également qu’elle travaille à la création d’un « collectif des hôtels » du secteur. Les bases en seront jetées le 9 septembre. L’objectif est de le mettre en place dans l’année.
Autre sujet de préoccupation, pour le syndicat : les inquiétudes des nombreux cadres, agents de maîtrise, ingénieurs et techniciens employés dans les entreprises du secteur. La CGT leur destine une plaquette qui sera diffusée au cours de la première quinzaine de septembre. En outre, elle a déjà pris une cinquantaine de contacts pour faire émerger des thèmes qui préoccupent ces catégories de salariés, dans la perspective d’une rencontre, programmée à l’automne. Actuellement, les questions liées aux conditions de travail et à la garantie de l’emploi tiennent la corde. Démarche qui s’inscrit dans un souci plus large, souligne Bernard Viaud, secrétaire général de l’Union départementale CGT : « Il faut que le Futuroscope devienne une zone de vie où il soit agréable de venir travailler. Actuellement, il n’y a pas de lieu de restauration collective, pas de lieu de rencontre ». La mise à disposition de locaux pour les syndicats participe de cette logique : « Le syndicalisme doit être reconnu ».
Alain Defaye
le 23/11/2025 à 16:45
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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