1745209/09/1999POITIERS
A l’aube de la deuxième loi sur les 35 h, la CGT veut lutter pour une vraie citoyenneté dans l’entreprise
La rentrée 1999, pour nous, est placée sous le signe de l’offensive. Dans une période où fusionnent les grands groupes financiers, où les délocalisations se font massivement, Bernard Viot, secrétaire général de l’UD-CGT 86, reste déterminé à défendre les salariés.
« Le département de la Vienne n’est pas exclu de ces problèmes majeurs qui menacent les conditions de travail des employés, poursuit le secrétaire général. Le secteur de la banque avec le rapprochement entre la BNP et la Société générale, la vente annoncée du groupe SAFT, les problèmes dans l’aéronautique et la vente du Futuroscope en sont des exemples concrets. Les restructurations sont toujours des cimetières pour l’emploi.
Concernant l’application du deuxième volet de la loi sur la réduction du temps de travail, les représentants de la CGT restent également dubitatifs. Déposé et débattu à l’Assemblée nationale le 5 octobre prochain, ce projet fera l'objet d’une démarche particulière de la part du syndicat. « Cette loi touche une question de choix de vie pour les salariés, commente Bernard Viot. C’est pourquoi nous engageons le 13 septembre prochain une rencontre avec les salariés. Il s’agira de mettre en débat les différentes propositions pour créer une loi qui corresponde aux attentes de chacun. A ce sujet nous interpellerons aussi tous nos parlementaires ».
Fort de plus de 300 nouvelles adhésions dans le département depuis le début de l’année, la CGT s’élève, par ailleurs, contre la non reconnaissance du droit syndical.
Ce combat arrive juste après la libération de José Bové, militant syndicaliste de la Confédération paysanne. « Le 15 septembre prochain, à 17 h, nous organisons un rassemblement devant la sous-préfecture de Châtellerault en soutien au secrétaire général de l’UD CGT du Puy-de-Dôme, confie Jean-Paul Dampuré, secrétaire départemental de la CGT. Ce jour-là, il passera en appel suite à une lourde condamnation pour avoir été solidaire des sans-papiers. L’exemple récent de l’emprisonnement de José Bové nous incite doublement à revendiquer le droit à la parole des salariés pour une vraie citoyenneté à l’entreprise ».
G D W
Photo : Bernard Viot veut défendre le droit à la contestation des salariés
le 24/11/2025 à 14:42
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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