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1745916/09/1999CHAUVIGNY

UNE RENTRÉE SOCIALE EN NOIR

La fermeture de JME-Microspires à Sainte-Radegonde a donné le ton à la rentrée sociale en Chauvinois. La CGT stigmatise ce nouveau transfert d’activité, “symbolique de la mondialisation”.

Vendredi soir, JME-Microspires fermera définitivement à Sainte-Radegonde. L’atelier d'assemblage de composants électroniques, créé il y a dix-huit ans avec l’aide des communes du Chauvinois, a employé jusqu’à cent salariés, essentiellement des femmes Depuis deux ans, plusieurs « charrettes » avaient contraint une trentaine d’employés à quitter l’entreprise. « Et, demain, quarante -cinq personnes seront au chômage sans que grand monde, horsmis la CGT, n’ait esquissé le moindre geste. Les collectivités locales, elles aussi, ont été flouées dans l’affaire puisque les ateliers avaient été agrandis il y a deux ans à leurs frais », a déclaré, mardi soir, Francis Guionnet, secrétaire de l’Union locale CGT.

« Pourtant, il y avait des commandes et des potentialités que les décideurs n’ont pas su ou voulu saisir. Ils ont capitulé devant le PDG de Microspires. M. Nold, du siège de l’entreprise à Hillange en Moselle, a eu le dernier mot. L’activité a été délocalisée au Maroc où l’entreprise a triplé les effectifs en trois ans. En fait, il s’agit d’un transfert de production dans un pays à très faibles salaires. D’autre part, l’information selon laquelle six salariés de JME seraient réembauchés sur le site de Sainte-Radegonde n’est pas exacte. Si ces six-là retrouveront du travail, ce sera à Chauvigny. Quant aux autres qui n’ont pas accepté leur mutation (théorique) en Lorraine, au Maroc ou en.. Corée, ils sont sans travail... ».

Délocalisation contagieuse

La CGT est aussi inquiète pour l’entreprise de confection de lingerie féminine Aubade, à Saint-Savin et La Trimouille. « Désormais, 60 % de la production d’Aubade est fabriquée en Tunisie, avec « dégriffage » de l’étiquette Made in Tunisia pour une étiquette Made in France à l’arrivée à Saint-Savin ! », s’indignent les syndicalistes.

Pour Francis Guionnet, « s’il y a reprise économique, ce n’est pas pour les salariés qui, pourtant, créent la richesse (voir l’affaire Michelin) mais qui se trouvent de plus en plus confrontés à la précarité, à l’intérim, au temps partiel. Les délocalisations s’accélèrent sous des formes variées : ainsi, la parcellisation galopante des sociétés et la sous-traitance généralisée favorisent l’émiettement du travail et les délocalisations. Les grosses concentrations actuelles ne vont rien arranger ».

L’Union locale CGT s’interroge enfin sur le manque d’empressement des entreprises locales à discuter des 35 heures : deux accords seulement auraient été négociés en Chauvinois.

J-L R

 

 

le 24/11/2025 à 15:33

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

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