1747323/09/1999POITIERS
Finalement, en dépit des craintes, les transports en commun ont apporté une contribution appréciable à la journée sans voitures. Avec un temps de retard à la prise du service, deux tiers des bus prévus ont circulé dans les rues poitevines.
Peu après 6 heures, les forces de police étaient intervenues pour lever le piquet de grève mis en place aux grilles de la STP par les syndicats CGT et UNSA. L’intervention s’est passée sans incident entre la dizaine de policiers et la trentaine de militants syndicaux présents. Catherine Coutelle vice-présidente du district chargée des transports, accompagnée de quelques élus était venue apporter son soutien à la direction. Les grévistes ont, pour leur part, vigoureusement protesté contre ce recours aux forces de l’ordre affirmant qu’ils n’avaient prévus qu’un blocus limité. La finalité de cette action était d’appuyer leur demande de négociations sur les conditions de travail et les rémunérations qu’ils estiment en régression depuis le dernier protocole d’accord avec la direction.
Selon la direction, les grévistes représentaient environ trente pour cent du personnel au travail ce jour-là.
Dans un communiqué, le syndicat FO de la STP précise qu’il n’a pas appelé à la grève, sa première motivation ayant été le respect des usagers et la promotion du service public.
Pour FO STP, « cette décision ne renie en rien les légitimes revendications des salariés de l’entreprise » pour lesquelles le syndicat a entrepris des démarches auprès de la direction et du président du conseil d’administration. Et d’ajouter qu’elle s’interdit de juger les salariés grévistes « dans la mesure où le droit de grève doit rester inaliénable ».
Photo : De bon matin, la police a dégagé les grilles du dépôt des bus
le 24/11/2025 à 16:48
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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