« Retour

1753719/11/1999POITIERS

SÉCU : LE MÉCONTENTEMENT PERDURE

Une cinquantaine d’employés de la CAF, de la CPAM et de l’URSSAF manifestaient jeudi matin sur la rocade, distribuant des tracts aux automobilistes

Le « gueulot » (mégaphone), outil indispensable pour toute manifestation qui se respecte, n’a pas le temps de refroidir. Pour la énième fois cette année, les employés de la Caisse d’allocations familiales, de la Caisse primaire d’assurance maladie et de l’URSSAF manifestaient leur mécontentement et leurs craintes en distribuant des tracts aux automobilistes.

La manifestation de jeudi était pleine d’entrain. Pourtant, ils n’étaient qu’une cinquantaine de courageux, réunis au carrefour sur la rocade, tout près des locaux de la Sécu à Poitiers. Celle du 18 octobre avait réuni cent cinquante personnes.

Lancé au niveau national par la CGT, la CFDT, FO et la CFTC, le mouvement n’a pas rencontré un écho important à Poitiers. Les syndiqués de la CGT, majoritaire, avaient choisi deux options différentes : pour la CAF et l’URSSAF, un arrêt de travail de vingt-quatre heures ; à la CPAM, un arrêt d’une demi-journée. Le mauvais temps aidant, peut-être a-t-on préféré rester au chaud.

Toujours est-il que les problèmes demeurent. Pour Jean-Claude Etienne, responsable syndical à la CPAM, « le problème comporte trois volets : les CDD, la CMU et la RTT. Depuis 1995, quelque 140 contrats à durée déterminée (CDD) sont passés ici. On les emploie pendant trois à six mois et hop, on en prend d’autres. On crée de la précarisation dans un organisme social. En janvier 2000, avec la mise en place de la couverture maladie universelle (CMU), il nous faut des effectifs et une indispensable formation. Enfin, la réduction du temps de travail (RTT) exige des moyens. Il nous faudrait 23 personnes supplémentaires. De plus, nous devons faire face au vieillissement du personnel. La moyenne d’âge est de 44 ans. D’ici 2005, trente-sept départs sont prévus.

Carole Delage, déléguée syndicale CGT à la CAF, fait le même constat : « L’allocation logement sociale (ALS) apporte un surcroît de travail important. Depuis sa création, il y a 20.000 allocataires en plus. Il y a trop de décalage entre travail supplémentaire et les moyens alloués. Nous faisons des heures supplémentaires obligatoires le samedi matin. On déshabille des services pour en étoffer d’autres. Contrairement à la CPAM, nous n’avons pas subi de suppression de poste mais nous adhérons complètement aux objectifs nationaux ».

En somme, ce que souhaitent les salariés poitevins du secteur social, c’est trouver un accord local qui pourrait être étendu au plan national.

Francis Terrasson

Photo : Ils étaient peu nombreux mais déterminés

 

 

le 03/12/2025 à 17:59

Source : La Nouvelle République du Centre Ouest

grève, manifestation, tract

« Retour

Espace Militants v0.3 - UD CGT 86 - http://cgt-ud86.org

Site UD 86 - Espace militants - Espace formation