1758105/01/2000POITIERS
L’application des 35 heures dans le secteur social est un vrai casse-tête, surtout que l’État et les collectivités qui financent les différents organismes se font tirer l’oreille. L’association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (ADSEA) est l’illustration des difficultés que l’on rencontre sur le terrain.
L’ADSEA avait été en pointe pour la réduction du temps de travail. Un premier accord sur 32 heures avait même été signé avec la CGT et la CFDT, mais celui-ci n’avait pas été agréé par les autorités de tutelle. Un nouvel accord sur 35 heures a été négocié. CGT et CFDT l’ont signé, mais il est en attente d’agrément.
Faute d’un accord officialisé et « sur recommandation » des autorités de tutelle, l’association qui gère une dizaine d’établissements dans la Vienne et emploie 160 salariés a décidé de maintenir les 39 heures hebdomadaires.
D’où la grogne des personnels qui étaient en grève mardi. Un rassemblement a eu lieu devant le siège de l’association rue du sentier à Buxerolles.
Les responsables syndicaux s’étonnent car « l’association a bien accepté le blocage du point et la suspension de la majoration familiale qui s’inscrivent dans la logique des 35 heures ».
Les salariés ont le sentiment d’avoir été trahis. Ils promettent de poursuivre l’action.
le 08/12/2025 à 18:22
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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