1758812/01/2000POITIERS
Les personnels des secteurs social et médico-social réclament l’application de la réduction du temps de travail avec embauches
Non, ce n’étaient pas les routiers qui, hier en fin de matinée, bloquaient les abords de la préfecture de Poitiers. Rarement un mot d’ordre syndical avait mobilisé autant de monde dans les secteurs social et médico-social dont les professionnels venaient exprimer leurs revendications auprès du directeur de la DASS et du représentant de la préfecture.
A l’appel de la CGT et la CFDT, ils étaient près de deux cents à s’insurger contre les conditions de mise en œuvre des 35 heures. « Nous ne voyons ni passage aux 35 heures dans les établissements ni embauches ! », s’indignent les personnels des établissements spécialisés de la Vienne.
Et de préciser : « Depuis janvier 1999, les salaires de l’ensemble du secteur sont bloqués pour deux années ainsi que le supplément familial, soit 2.45 % de la masse salariale. Ces fonds restent la propriété des établissements et doivent servir à financer les créations d'emplois ».
Une centaine de postes attendus
Rien ne se passe, les accords d’entreprise étant soumis à l’agrément du ministère qui se fait attendre. Cette situation pénalise les salariés comme les usagers et leurs familles. De plus, un tel retard risque de faire perdre les avantages liés à la première loi Aubry.
« L’emploi est une urgence et plus d’une centaine de postes auraient déjà été créés si les accords étaient aujourd’hui appliqués », estime le syndicat CFDT Santé-sociaux de la Vienne.
le 08/12/2025 à 18:53
Source : La Nouvelle République du Centre Ouest
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