0246015/10/1940POITIERS
Une importante réunion à Poitiers
Solutions adoptées – Nos industries (suite)
Les travaux des ponts et chaussées. - Pour Châtellerault, le service des ponts et chaussées dont M. l’ingénieur Gouyer est le chef, va pouvoir occuper 70 sans-travail à des travaux de curage de fossés et d’extraction de pierres.
A la modification du virage de Nerpuis pourront être employés trente sans-emplois pendant trois mois.
Une dizaine d’hommes seront utilisés à l’ouverture d’une carrière.
Les travaux divers. La construction de la caserne de gendarmerie va reprendre. Trente-cinq à quarante chômeurs pourront y trouver un emploi.
A la réunion de Poitiers le représentant de l’administration des eaux et forêts a déclaré que 80 ouvriers étaient employés par la Manufacture nationale pour la fabrication de charbonnette. A ce chantier on pourrait en occuper cent-vingt.
Parmi eux se trouvent quelques anciens ouvriers de la manufacture.
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La distillerie André Lafoy. - Continuant l’aperçu que nous donnons sur la situation des industries locales, nous devons souligner que ce grand établissement de Châtellerault se trouve, lui aussi, aux prises avec des difficultés nées de la guerre.
La distillerie de M. André Lafoy occupait en permanence un personnel de 79 unités comprenant à peu prés autant de femmes que d’hommes.
Ce personnel atteignait 160 unités à la période de préparation des fruits.
Il est réduit présentement à 34. L’effectif de la main-d’œuvre masculine serait légèrement supérieur à celui de la main-d’œuvre féminine.
En l’absence de M. André Lafoy nous avons été reçu par M. Le Souëf, directeur, remplaçant M. Allard qui a quitté la maison.
« Il faut envisager plutôt une diminution du personnel, nous dit M. Le Souëf, faute d’arrivée de marchandises et de moyen de livraison. Nous ne pouvons obtenir de wagons-réservoirs pour nous amener nos vins. Et la vente qui s’étendait au loin se limite présentement à Châtellerault et à sa périphérie.
« De surcroît, la récolte des cerises a été très mauvaise.
« On ne peut donc fabriquer les excellentes liqueurs très appréciées dans la région que sont le guignolet et le cherry. Pas moyen non plus de fabriquer du curaçao puisque les produits nécessaires venaient de l’étranger.
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le 21/09/2020 à 17:58
Source : L'Avenir de la Vienne
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