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0347304/04/1949POITIERS

LE 32e CONGRÈS DÉPARTEMENTAL DE LA CGT

s’est déroulé samedi et dimanche à Poitiers

Samedi à 15 heures, le Congrès départemental de la Confédération générale du travail s’est ouvert à la Maison du peuple.

Le congrès fut placé sous la présidence de M. Bernard, secrétaire de l’Union départementale, secrétaire du syndicat CGT des voyageurs de commerce, assisté de M. Jaillat, délégué du Comité central ; de Mlle Denise Moreau, secrétaire du syndicat des textiles de Châtellerault ; de MM. Henri Auriault, secrétaire des syndicats agricoles ; René Bonté, secrétaire du syndicat des Municipaux de Poitiers ; Pouilloux, secrétaire du syndicat de l’Enseignement ; André Blondeau, secrétaire de l’Union départementale de l’Indre.

M. Bernard prit le premier la parole. Il souhaita la bienvenue aux délégués du département et demande que ce congrès fut placé sous le signe d’un travail fructueux. Puis une minute de silence fut observée, à la mémoire de M. Chaffaux, décédé récemment. Le président du congrès donna ensuite la parole à M. Vigier, secrétaire général de l’Union départementale qui présenta le rapport d’activité de l’année, dont nous donnons ci-après les passages essentiels.

Le rapport d’activité

Depuis le dernier congrès de notre Union départementale, l’action revendicative de la classe ouvrière a été très importante. Le 2 septembre 1948, à l’appel des trois organisations CGT, CFTC et FO, une grève d’avertissement de deux heures était déclenchée dans tout le pays.

Dans notre département elle fut suivie à 80 p. cent, ce qui montre la nécessité de réaliser l’unité d’action des travailleurs.

Ce fut ensuite la grève des mineurs au mois d’octobre. La grève fut totale avec la participation des camarades de la CFTC et de FO.

La solidarité des travailleurs fut grande. Elle se manifesta à une grande échelle, entraînant même les autres couches républicaines, paysans, petits commerçants. Cette grève de huit semaines a permis d’obtenir le relèvement de la retraite des mineurs et des revendications très importantes dans d’autres corporations.

Pour soutenir les mineurs, des milliers de grève eurent lieu dans le pays. Le 28 octobre, à l’appel de l’UD, une grève de 3 heures se déroula dans le département. Elle fut dans l’ensemble assez peu suivie, nos camarades ne comprenaient pas que la lutte des mineurs était celle de tous les travailleurs.

Au cours de cette grève notre camarade Aucher fut inquiété et traduit deux jours après devant un tribunal de flagrants délits qui renvoya l’affaire pour complément d’informations.

Après avoir comparu devant le Tribunal correctionnel et la Cour d’appel Aucher fut relaxé.

Dans tous ces mouvements, l’action des travailleurs ne fut pas suffisante dans notre département et nous devons dire que le manque de cadres s’est aussi fait sentir très lourdement. Néanmoins nous avons obtenu de nombreux avantages en matière de salaire, de révision des zones et d’allocations familiales.

Le congrès devra examiner toute cette action et en tirer les conclusions nécessaires. Il nous appartient de renforcer notre CGT, de réaliser l’unité d’action, indispensable de tous les travailleurs, qui sera le prélude à l’unité totale.

La question des salaires

La question des salaires a été à l’ordre du jour de toutes nos assemblées syndicales. Les augmentations de prix accordées par le Gouvernement sont venues grever notre budget en diminuant le pouvoir d’achat des travailleurs de près de 50 %.

L’augmentation des salaires du 1er septembre 1948 donnait en partie satisfaction, surtout si l’on tient compte du relèvement des allocations familiales et de la suppression de l’impôt cédulaire. Mais les hausses de prix accordées par le Gouvernement créaient un nouveau trou dans le budget familial.

Dans la même période, pendant qu’augmentaient d’une façon considérable les profits capitalistes, plus de mille milliards de super-bénéfice en 1948, le pouvoir d’achat des travailleurs diminuait constamment.

Devant cette constatation, la CGT fixait un nouveau salaire minimum vital à 15.500 francs. Le Gouvernement refusait catégoriquement avec le même prétexte, ne pas vouloir gêner la « baisse des prix ».

La Commission administrative de la CGT, réunie le 12 janvier 1949, a maintenu ses revendications. Le Comité confédéral national des 24 et 25 février les a également renouvelées.

Mais il faut tenir compte de la situation des travailleurs et notre position est la suivante : pas d’augmentation des loyers sans relèvement du pouvoir d’achat.

L’année 1949 sera une grande bataille revendicative et le renforcement de notre organisation est nécessaire plus que jamais pour arriver à des résultats importants. Nul doute que le congrès aura à fixer notre attitude pour rendre dans les faits sur le plan départemental, les revendications formulées par la CGT.

Les zones de salaires

Notre dernier congrès avait pris une nette position sur le problème des zones de salaires. Cette revendication tient à cœur les travailleurs du département qui en ont assez d’être défavorisés tant au point de vue salaire qu’à celui des allocations familiales.

La Commission départementale s’était réunie avant notre dernier congrès et avait arrêté ses conclusions. En effet, sur la base des denrées, la commission départementale avait trouvé pour Poitiers, la somme de 33.500 francs. Les localités les plus avantagées du département en matière de prix, arrivaient à 31.500 francs. Dans la région parisienne il suffisait, d’après les travaux de la commission, pour se procurer les mêmes denrées, de la somme de 31.270 francs. Devant l’insistance de la CGT et à la suite de nombreuses protestations émanant de tous nos syndicats, le Ministre a reculé en partie.

L’arrêté du 22 octobre 1948, en procédant à une soi-disant révision des zones, a aggravé la situation dans ce domaine, en créant une 4e zone dans le département.

Nous avons protesté contre cette injustice. Il y a eu de nombreuses interventions auprès des Parlementaires et il y a quelques semaines, la Commission du travail de l’Assemblée nationale décidait, par 15 voix contre 13, de demander au Gouvernement de procéder à la suppression des zones. Celui-ci s’y refusa.

La question en est là. Seule une vague promesse de limiter le plafond de l’abattement à 20 % au lieu de 25. Là aussi, comme dans le domaine des salaires, seule l’action de masse nous permettra d’obtenir satisfaction.

Le chômage

Il nous appartiendra, au cours des débats du congrès, d’examiner la situation du chômage en détail et de nous orienter vers une lutte très serrée pour reconquérir notre indépendance économique.

Depuis plusieurs mois, le chômage a fait son apparition dans notre département. Un grand nombre d’industries sont touchées par la crise. Les métaux, le Bâtiment, les cuirs et peaux, l’habillement.

On compte environ 1.200 chômeurs inscrit dans le département.

Dans ce domaine l’action de nos organisations syndicales a été efficace, une caisse de chômage a été créée à Châtellerault et depuis plusieurs semaines nous menons notre action sans relâche auprès des pouvoirs publics pour arriver au même résultat à Poitiers. Plusieurs réunions de chômeurs ont eu lieu dans cette localité avec délégation au Préfet. Le Conseil municipal a voté unanimement un vœu transmis au Préfet réclamant l’ouverture du fonds de chômage.

Cette action n’est pas la seule à entreprendre. Nous devons canaliser le mécontentement de nos camarades afin qu’ils obtiennent soit du travail, soit une allocation substantielle.

Les Comités d’entreprise

L’ordonnance du 22 février 1945, portant création des Comité d’entreprise, avait amené une révolution dans les rapports entre employeurs et salariés. Nos camarades n’ont pas compris l’importance de cette question.

Nous devons dire que nous avons manqué de vigilance aussi bien sur le plan départemental que national. Nous devons dire que nos camarades délégués dans les CE n’ont pas senti l’évolution de la situation. Au sortir de la libération, le mot d’ordre de la CGT était produire pour relever l’économie de notre pays ; ce mot d’ordre était juste, dans cette période historique. Sans s’en apercevoir nos camarades ont freiné les augmentations de salaires, acceptant sans discussion la thèse patronale et induisant les ouvriers en erreur.

Dans beaucoup de cas, les délégués ont travaillé coupé de la base. Les responsables des bureaux syndicaux, des sections syndicales et même de l’UD, ont manqué de vigilance. Il faut savoir reconnaître sa faute. Le mal n’est pas de la commettre, c’est de ne pas vouloir la reconnaître, pour redresser plus facilement les erreurs.

A la discussion de ce rapport une autocritique sévère devra être faite dans nos organisations.

Le problème de la Paix

Cette question est importante, la plus importante sans nul doute, ne doit pas rester en dehors du mouvement syndical.

Les travailleurs ne veulent pas de la guerre, où ils ont tout à perdre y compris la vie.

Nous devons résolument nous classer dans le camp de la paix. Il y va de notre avenir, de notre vie et de la démocratie. Rangeons-nous résolument dans le camp de la paix. Luttons contre le plan Marshall, arrachons des revendications, refusons de travailler pour la guerre et de servir de piétaille au capitalisme américain. Nous aurons ainsi respecté l’internationalisme prolétarien et avancé vers l’application de nos statuts, la suppression du patronat et du salariat en refusant de nous faire les complices d’une guerre anti-soviétique.

Les problèmes d’organisation et d’éducation

Une tâche immense se présente aujourd’hui devant notre mouvement syndical. Pour mener à bien cette bataille gigantesque, il apparaît nécessaire de renforcer notre appareil, de nous organiser et de pousser rapidement à la formation de nouveaux cadres.

Nous devons dire que le travail collectif n’a pas été suffisamment poussé. Le congrès devra dire ce qu’il en pense et déterminer de nouvelles bases d’organisation. Il devra désigner un bureau qui saura pratiquer le travail collectif.

Au cours de l’hiver écoulé, nous avons timidement tenté de pousser l’éducation de nos cadres. Une école syndicale a fonctionné à Poitiers. 9 camarades au premier cours, 3 à la fin, c’est nettement insuffisant.

Il faudra persévérer dans cette tâche pour que notre appareil syndical soit en rapport avec les tâches immenses qui se présentent devant lui.

Les effectifs

Il serait vain de cacher que nous avons perdu des effectifs. Certes la scission syndicale n’a pas apporté beaucoup d’adhérents à FO, mais beaucoup de camarades sont restés inorganisés. Il nous appartient de les faire revenir à notre organisation en exploitant les larges possibilités qui nous sont offertes.

Le mécontentement est grand parmi la classe ouvrière. Montrons-nous son meilleur défenseur. Dans les milieux agricoles nous avons un recrutement intensif à réaliser. Près de 15.000 ouvriers agricoles, 200 seulement à notre organisation. Il va falloir trouver des formes d’organisation et les efforts de tous nos militants ne resteront pas vains.

De nombreux camarades, trompés, quittent FO pour revenir à la CGT. Soyons sans pitié pour les traitres, mais fraternels et compréhensifs pour ceux qui ont été trompés. Ils ont des intérêts communs à défendre.

Conclusion

La victoire est à nous si nous savons nous battre. Soyons les meilleurs combattants pour le progrès social, la défense de la liberté et le maintien de la Paix.

La discussion

Puis M. Bessard présenta le rapport de la Commission de contrôle des Comités d’entreprise, dont il est responsable. Après quoi la discussion fut ouverte.

M. Gond, de la Manufacture de Châtellerault, pris la parole et indiqua que la Manufacture n’aide nullement au relèvement industriel de la France, mais qu’actuellement « elle fabrique des armes destinées à la guerre d’agression que les états capitalistes mettent au point contre la Russie soviétique ».

L’orateur demande une plus grande solidarité et une plus grande vigilance de la part des syndiqués afin d’éviter la guerre et de contribuer au mieux-être des classes laborieuses.

Mlle Denis Moreau expose ensuite la situation de la femme vis-à-vis des syndicats et son rôle.

M. Jeanneau, secrétaire du syndicat du Livre, commence par remercier M. Vigier de son activité, puis étudie la situation syndicale dans les imprimeries.

M. Périllaud, de l’UJRF, qui lui succède, fait un exposé sur la Paix. Il donne un compte-rendu des visites aux Parlementaires pour les entretenir du problème de la Paix. Il parle ensuite de l’unité qui doit être réalisée au sein de la classe ouvrière et du Congrès mondial de la Paix qui se tiendra à Paris du 20 au 23 avril.

M. Jaillat, du Comité central de la CGT, donne pour terminer ses impressions sur cette première journée du congrès qui, dit-il, a discuté de problèmes généraux mais non des problèmes locaux. Un travail effectif et fructueux doit être fait au cours de ce congrès, dit l’orateur en concluant ».

La séance récréative

A vingt heures, une séance récréative, organisée par les congressistes, eut lieu à la Maison du peuple. Des chants furent exécutés, ainsi qu’une scénette comique. Pour terminer deux films furent projetés, dont un documentaire qui obtint un grand prix à la biennale de Venise et « Bataille de Russie » qui retrace la glorieuse épopée de l’Armée rouge.

La séance du dimanche

La deuxième journée s’est ouverte dimanche à 9 h. 45, sous la présidence de M. Georges Petit, président du syndicat des métaux de Châtellerault, entouré de MM. Jeanneau, du syndicat du Livre ; Verolen, secrétaire de l’Union des syndicats de Loudun ; Crouzet, secrétaire de l’Union des syndicats de Lussac-les-Châteaux ; Jaillat, délégué du Comité central et Vigier, secrétaire départemental.

Le premier orateur est M. Cousson de la Compagnie des Tramways de Poitiers, qui expose les revendications de ses camarades et dénonce les manœuvres patronales.

M. Auriault, secrétaire du syndicat des ouvriers agricoles, souligne l’indifférence des ouvriers agricoles en présence du syndicalisme. Il espère que dans l’intérêt de tous et de la Paix, le syndicalisme accroîtra ses effectifs.

M. Riboney, de Cenon, signale les prétentions de M. Rocher, industriel à Cenon, qui bénéficiant d’une mesure de clémence gouvernementale, vient d’être libéré. M. Rocher réclame une somme de 180 millions à titre de dommages-et-intérêts à l’administration des Douanes pour sa mauvaise gestion.

M. Riboney exprime la crainte de ses camarades de Cenon de se voir contraints au chômage pendant la durée du conflit qui opposera les Domaines à M. Rocher.

M. Jamet, secrétaire de l’Union locale de Châtellerault, traite des résultats « insuffisants » obtenus par cette union auprès des classes laborieuses de la région châtelleraudaise. « Les syndicats, affirme-t-il, semblent ignorer l’Union locale châtelleraudaise ».

M. Bonté, du syndicat municipal cégétiste de Poitiers, félicite M. Vigier qui, au sein du Conseil municipal de Poitiers, soutient les intérêts des employés municipaux.

M. Aucher, secrétaire des syndicats du Bâtiment, dépeint la triste situation qui règne dans le bâtiment et plus particulièrement dans la Vienne.

M. Pouvrasseau, cheminot, expose les revendications des cheminots : traitements améliorés, primes d’ancienneté, retraites, amnistie pour les faits de grève, etc.

M. Carette, d’Iteuil, développe le problème du logement et demande qu’en matière de loyer, l’Union préconise le retour au droit commun pour les communes rurales.

M. Gendreau, du syndicat des Cheminots de Lussac-les-Châteaux, s’élève contre certaines initiatives prises par la SNCF.

M. Pouilloux, de l’Enseignement, développe la question du syndicalisme chez les instituteurs et traite du problème de la Paix très longuement.

M. Marnais, du syndicat des métaux de Poitiers, traite de l’activité de son syndicat.

M. Robinaud, des Cheminots, parla enfin de la marche de son syndicat.

Après cette dernière intervention la période des discussions est close.

L’intervention de M. Blondeau

Pour terminer les travaux de la matinée, M. Blondeau, secrétaire de l’Union départementale de l’Indre, fait une courte allocution dans laquelle il parle de l’action clandestine que les travailleurs ont menée. Il apporte à tous les travailleurs de la Vienne le salut fraternel des travailleurs de l’Indre, puis il parle des fabrications de la guerre qu’on poursuit actuellement dans les usines et demande que les ouvriers mènent la lutte contre « les fauteurs de guerre ».

La séance est levée à 13 heures.

La séance de l’après-midi

La séance de l’après-midi fut ouverte à 15 heures. Au bureau prirent place MM. Aucher, secrétaire de l’Union locale de Poitiers ; Jamet, secrétaire de l’Union locale de Châtellerault ; Mme Garnier, secrétaire-adjointe de l’Union locale de Poitiers ; M. Rihouet de Cenon ; M. Vigier.

A l’ouverture de la séance, le trésorier général de l’Union départementale présente le rapport financier.

« Un simple examen de ces chiffres, dit l’orateur, montre que l’avoir de l’UD a diminué par rapport à celui existant au début de l’année et que cette réduction est apparente quand on examine les seules opérations de 1948 :
« Recettes : 656.231 ; Dépenses : 887.593 fr 50 ».

L’élection de la Commission consultative

Après la lecture de ce rapport, on passe à l’élection de la Commission consultative qui est élue à l’unanimité ; Vigier, des Cheminots de Poitiers ; Mlle Fraudeau (Enseignement); Aucher (Bâtiment) ; Mlle Moreau (Textile, Châtellerault) ; Gibouin (PTT) ; Thibault (Parc d’artillerie) ; Ardouin (EDF) ; Auriault (Agricoles) ; Legrand (Enseignement) ; Doucelin (Trésorerie) ; Maury (Hôpitaux) ; Jeanneau (Livre) ; Bernard ( Voyageurs et représentants) ; Robineau (Cheminots) ; Jourdain (Manufacture) ; David (Laiteries) ; Gond (Manufacture) ; et Petit ; Mlle Caille (Hôpitaux) ; Petit (Métaux, Châtellerault) ; Bonnier (Bâtiment-bois, Poitiers) ; Bobin (Papeterie, Iteuil) ; Bonté (Municipaux) ; Charles (Cheminots) ; Chauvineau (PTT) ; Dyon (Bois de Lussac-les-Châteaux) ; Pouvrasseau (Cheminots).

Après ce vote, M. Aucher, président de séance, présenta Lucien Jaillat, du Comité central, qui prit la parole.

M. Jaillat délégué du Comité central de la CGT

L’orateur dit toute sa satisfaction d’avoir assisté à ce congrès, dont le travail fut fructueux, M. Jaillat déclara notamment : « Il faut ancrer l’action syndicale, il y a une grosse besogne à accomplir, il nous faut regrouper ceux qui sont restés en dehors du mouvement, c’est un travail acharné, sans gloire, qu’il faut que les militants fassent, il faut rénover les méthodes d’organisation ».

Puis l’orateur s’attaque au plan Marshall : « Nous aurions, sans ce plan, le charbon de la Ruhr, qui nous revient de plein droit », dit M. Jaillat qui continue en déclarant : « On réduit les crédits concernant la construction de nouveaux barrages, alors que le budget de la guerre est en continuelle augmentation. Dans notre politique intérieure, il y a des ingérences étrangères, voilà où nous en sommes quatre ans après la Libération. Il faut que la CGT se dresse pour dire halte à la guerre. Là où le peuple dirige, l’amélioration est constante, les Républiques populaires nous en donnent l’exemple. Notre devise reste celle-ci : « L’Union des travailleurs fera la paix du monde ».

M. Aucher remercie M. Jaillat tandis que la Commission exécutive se retire pour former son bureau. M. Dromel, de la Fédération des locataires fait un long exposé sur les loyers.

La composition du bureau

Puis la composition du bureau de l’Union départementale est communiquée :
Secrétaire général : J.-L. Vigier.
Membres du secrétariat : Bernard, Robineaud, Bonté.
Trésorier général : Doucelin.
Trésorier-adjoint : Petit.
Membres du bureau : Mlle Moreau, Jeanneau, Auriault, Pouvrasseau.

Des résolutions

A l’issue du congrès, plusieurs résolutions ont été adoptées dans lesquelles nous retrouvons l’essentiel des déclarations faites par les différents orateurs sur les salaires, les zones de salaires, le reclassement des fonctionnaires, les conventions collectives, l’opposition à l’application de la loi sur les loyers, le chômage, la lutte contre le plan Marshall et les fauteurs de guerre.

le 20/12/2020 à 17:50

Source : Le Libre Poitou

congrès, bureau, rapports

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